
Demain effectivement il fera jour.



ailleurs, à l'étroit dans ma chambre d'hôtel.. J'y vais, j'y vais pas; le dilemme habituel dont je connais par avance la réponse.. Et puis enfin décidé, déjà excité, le cœur battant, je quitte mon costume de pingouin, j'enfile un jean et un t-shirt et je file vers ce club que je connais déjà. Ce soir encore, le bar est comble et ce soir encore les mêmes va-et-vient dans l'escalier menant au sous-sol. Open dress code ce soir. Les corps nus côtoient les "whities", les jockstraps. Pour ma part, j'ai choisi un boxer noir Celio (avec pochette pour capote!) acheté avant le départ à la gare. Peu d' ambiance à cette heure. La musique tonitruante couvre bien heureusement le silence des hommes qui se croisent, se scrutent encore. Une bière à la main, je navigue dans tous les recoins du bar, reculant l'inévitable moment de la descente vers l'antre. Regards croisés, sourires engageants, indifférence feinte ou réelle. Cruising habituel, ennui général. Rien d'autre à faire bien sûr que descendre là où l'on sait sans doute un peu plus ce que l'on veut. Bizarre, pas grand monde ne hante ce soir les dédales du sous-sol. Je déambule tristement le long de sombres couloirs, croisant et décroisant, les mêmes corps en attente, les mêmes regards fuyants. Et puis, posé là dans un recoin, lui, le grand escogriffe, les bras ballants; extra-terrestre, décalé. Un grand (très), filiforme, les cheveux en bataille. Un long et difforme marcel sur une poitrine plate et légèrement velue. Un slip blanc des plus banals, usé jusqu'à la corde, une taille au dessus. Le genre décalé qui m'attire souvent. Quelques minutes ont suffit. De fait, je me suis à peine approché, à peine un regard échangé 
ux USA - production 2003 "Une maison au bout du monde" est un film indépendant à petit budget présenté par “Warner indépendant pictures” où l’on retrouve certaines stars comme Colin Farrell ou encore des monstres comme Sissy Spacek. Le film est tiré d’un roman de l’écrivain Michael Cunningham à qui nous devons “The hours” (adapté à l’écran avec Nicole Kidman et Meryl Streep) et lauréat du fameux prix Pullitzer. C’est donc à la base une référence en matière de rapports humains avec comme grande surprise un illustre inconnu à la mise en scène, Michael Mayer, qui a non seulement tres bien senti son film et ses personnages mais qui, pour une première œuvre, a pris d’énormes risques aussi bien visuels que concernant le délicat sujet. Cette histoire est basée sur l’amitié existant entre 2 amis Bobby et Jonathan et couvre environ 12 années de leur vie. Ils sont restés très liés et Bobby, adulte, va chez Jonathan qui a des tendances homosexuelles mais vit avec une amie, enceinte, pour le moins excentrique : Claire. En matière d’amour, Bobby est un véritable novice et très vite Claire va faire son éducation.. Entre eux se développe alors une saine histoire d’amour qui n’est pas sans causer certains problèmes à Jonathan qui, lui, avait prévu d’élever le futur bébé avec Claire. Mais qu’à cela ne tienne, il ne faut pas avoir peur car il y a assez de place pour tout le monde dans cette famille hors du commun, en incluant même la mère de Jonathan qui joua un rôle important dans l’éducation de Jonathan et Bobby. Le film de Michael Mayer possède déjà à son actif un script pour le moins surprenant et inhabituel. Deux enfants élevés en même temps dont les rapports sont quelque peu “tendancieux” et qui vacillent constamment entre hétérosexualité et homosexualité, avec d’ailleurs des séquences qui peuvent mettre le spectateur mal à l’aise mais qui sont très intelligemment mises en scène, pour finalement nous emmener vers le plus insolite et bizarre des trios jamais porté à l’écran. A souligner particulièrement une excellente recherche du casting où l’évolution des personnages fut étudiée en fonction de l’âge adulte des comédiens : ici, Colin Farrel et Dallas Roberts. On voit donc immédiatement le soin apporté à la vraisemblance des personnages. Mayer façonne très habilement ses personnages et les montre dans les situations les plus communes de la vie de tous les jours avec les drames qui peuvent subvenir, tels des accidents bêtes mais qui vous coûtent la vie... Parvenu à l’âge adulte ce sont donc des comédiens au diapason que l’on retrouve avec Colin Farrel, proprement hallucinant dans un rôle extrêmement difficile, tout en nuances, et aux scènes parfois tres délicates avec des sentiments qu’il exprime d’un simple regard. Dallas Roberts en "gay" se cherchant constamment, (un rôle souvent non apprécié des comédiens car ils ont l’impression d’être étiqueté), nous délivre là une composition impressionnante et en parfait accord et symbiose avec Farrel. Robin Wright Penn plus connue du public pour "Forest Gump" trouve ici un superbe rôle où elle éclate de talent et de sincérité sans oublier - bien sur - la fantastique Sissy Spacek qui illumine l’écran à chacune de ses apparitions. Egalement à l’affiche Matt Frewer, plus connu récemment pour la mini-serie de Spielberg "Disparitions" : il trouve ici un rôle simple mais qu’il joue à merveille. C’est donc avec un casting de premier choix que Mayer nous montre la vie de ces gens tout à fait ordinaires avec tout ce qu’ils traversent dans cette composition d’une famille bien étrange et qui, comme je l’ai dit, va en surprendre plus d’un. Le film est tour à tour déroutant, choquant, de par la manière d’aborder des sujets “tabous” mais ne tombe jamais dans la vulgarité et le tout est servi par des comédiens véritablement habités par leur personnage. Pour sa mise en scène Mayer se sert tres habilement du CinémaScope pour donner une meilleure ampleur à ses comédiens ce qui leur permet d’afficher et de transmettre de très fortes émotions tout au long du métrage. Pas de mouvement élaboré, il se sert de son champs visuel dans le seul but de raconter au mieux son histoire et de nous montrer ses personnages, et il est vrai que le CinémaScope apporte au genre “dramatique” une plus grande étendue. N’attendez de la bande son que le fait de servir l’histoire et à part une scène dans une boite de nuit, il n’y a pas grand bruit car tout le “son” est mis au service et à la finesse des dialogues et de la musique afin d’en renforcer l’émoi..
“Une maison au bout du monde” est le premier film d’un metteur en scène très prometteur qui nous permet de voir des acteurs ayant la possibilité de jouer des personnages à la complexité aussi forte que les émotions qu’ils doivent traverser. C’est un film qui vaut le détour par son sujet “casse cou” ... Il nous permet de voir des personnages tour à tour heureux, tristes ou déchirés, servis par de formidables comédiens. Marc Sessego

que la mode des chanteuses jazz bat son plein (Diana Krall, Lisa Ekdhal, Norah Jones, etc .), elle sort 'Careless Love', 12 interprétations jazz de chansons pop écrites par Bob Dylan, Leonard Cohen, Elliott Smith, etc. Madeleine Peyroux est passée au Blue Note pour une série spéciale de concerts avec son groupe: le guitariste Jon Herington , claviériste Gary Versace, le bassiste Barak Mori, et le batteur Darren Beckett.
Je caresse le coton rêche de son jean. Là sous le tissu épais, je sens déjà son plaisir croître. Lentement je déboutonne un à un les boutons métalliques de sa braguette offrant ainsi à mon regard, à mon désir grandissant, un peu de peau que je goutte d'un baiser. C'est là sous le coton blanc que se cache avec peine maintenant la majestueuse preuve de son désir. J'aime ces instants "d'avant" . Le jean retiré, j'aime à admirer,le jean retiré, un slip déformé par la promesse de plaisir, par le désir naissant. Je caresse, je flatte, je hume les subtiles et enivrantes senteurs de miel. Puis, doucement, je soulève le voile, délivrant la bête. Après, après.... E un altra storia.
Elle s'appelle katarzyna kozyra, elle est polonaise dans son oeuvre, l’artiste aborde deux notions essentielles liées à l’existence humaine et ses réalités que sont : l’identité et le temps. Kozyra présente la réalité de l’individu, de l’être et de son corps en offrant, à chaque spectateur, une introspection extérieure de son enveloppe corporelle. Pour elle, la nécessité d’une prise de conscience, l’acceptation de l’évolution (voire de la désagrégation) de son propre corps, ne peut passer que par la violence, ce que montre ses images chargées d’une brutalité nue. A cet effet, elle plonge dans le domaine difficile des tabous culturels liés au corps afin de remettre en cause les « non-dits » et les « non-vus » d’une société en mal de « spectacle ». L’image d’un corps transgressé devient la métaphore simple de la corruption d’un corps social revendiquant sa propre désagrégation. Bien que tenant d’une simple recherche esthétique et artistique, la transgression de ces codes n’a pas permis à Kozyra d’échapper à de longues et douloureuses controverses, et à l’indignation exclusive de l’opinion publique.

