21 juin 2009

OhmPhanphiroj

photographe d'origine Thailandaise

Les secrets de la nuit révélateurs d’une ambiance en flous et double expositions, en da
nses de séduction et regards qui se croisent, l’équivoque des prostitués qui pourraient n’être que des passants, les cabines d’un salon porno comme lieux de rencontre pour briser l’anonymat et la solitude, une étude photographique de l’homosexualité lorsqu’elle est réprimée par la société, mais aussi du changement qui s’opère entre le jour et la nuit, lorsque l’ombre permet de se révéler de façon intime et non verbale.
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19 juin 2009

un rêve humide

Hier, un train bondé. J’espère toujours avoir la place à coté de moi libre, surtout depuis que la politique de mon entreprise, impose la seconde classe. Il est arrivé, un grand gaillard sous un vague t-shirt et un short large porté très bas., Brun au crâne presque rasé, au visage couvert d’une barbe de deux jours savamment entretenue; bronzé comme s’il rentrait de vacances au soleil ; sûrement pas du soleil de Belgique ! Une tête de bellâtre espagnol, viril, hétéro à souhait. Il me regarde avec un sourire dévastateur – la place est libre ? - . J’enlève maladroitement mon cartable, tandis qu’il soulève son sac de voyage pour le poser sur le porte-bagages. Mon dieu ! En faisant cela, son t-shirt difforme se soulève, me mettant sous le nez un délicieux nombril et un bas ventre couvert de poils noirs de jais. Je chavire, je me plais à imaginer qu’il n’a pas mis de caleçon sous son jean large. J’ai les hormones à l’envers. Impossible de me concentrer sur mon pc ouvert sur ma tablette.
Il s’assied enfin; de nouveau avec ce sourire et ce regard noir du mec sûr de lui ; nature, vrai, pas compliqué. Je fonds. Sa jambe est tout près de moi ; velue, musclée. Je suis fou, j’écarte mes jambes, je le frôle ; je le touche. Je sens la chaleur de sa peau à travers le coton de mon pantalon. Cela n’a pas l’air de le déranger. Je suis fou, j’insiste un tout petit plus. Il ne bouge pas. Je délire, je sens que je vais faire des conneries. Je pose ma main sur ma jambe et tout doucement la laisse glisser sur sa jambe. Pas de doute, il ne bronche pas et je ressens même comme une pression de sa jambe contre la mienne tandis qu’il baisse sa tablette et déplie son journal. Alors je me décide, ma main caresse enfin sa jambe, ses muscles sous le tissu. Puis je sens contre ma main, sous le tissu sa queue durcir, effectivement il n’y à rien pour freiner sa course, pas de sous-vêtement, j’en suis certain maintenant. Je déboutonne son jean, passe ma main sous la ceinture, caresse, sa toison, atteint ses couilles, délicieusement dodues, fermes. Je passe un doigt sur son periné ; j’en caresse les poils humides de sueur, il écarte légerement les jambes, il me laisse passer!.... Ma main maintenant tient sa bite, longue, fine. Je presse doucement les veines gonflées de sang ; je le décalotte pour caresser son gland. Je ferais n’importe quoi pour aller plus loin, mais nous sommes dans un train, un train bondé et nous arrivons bientôt à destination. Je l'ai branlé doucement contre sa jambe, j’ai joué longtemps avec lui, sans échanger le moindre regard, le moindre mot. J’aurais pu le faire jouir, mais ce n’était pas le jeu. Quand le contrôleur a annoncé l’entrée prochaine en gare, j’ai sorti doucement ma main de son froc. Mes doigts étaient humides de ses humeurs. Alors, en le regardant cette fois, j’ai porté ma main à mon visage, j’ai humé mes doigts et ses odeurs intimes et je les ai léchés, j’ai léché ses humeurs. Il a souri, déployé son corps splendide pour récupérer son sac et avant de se diriger vers la sortie, m’a regardé une dernière fois et, d’un clin d’œil ma dit en bon français – Eric.
Une main insistante me secoue l’épaule, -vous êtes arrivés, monsieur, c’est le terminus-, Bruxelles midi -
son regard si profond, si noir était fixé sur moi, il souriait…. Je m’étais endormi, tout cela n’était qu’un rêve.

18 juin 2009

vous êtes beaux

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14 juin 2009


YVESdeBRABANDER

Jeune photographe basé à Anvers; plutôt influencé par Nan Goldin
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hormonesprintanières

Les jours passent, je ne vois pas le temps passer. Je vaque de ville en ville, d’hôtel en hôtel, de réunion en réunion. Je traverse le pays, une partie de l’Europe, une oreillette collée dans l’oreille. Je n’ai jamais autant travaillé, jamais autant été concentré sur mon travail.

Et pourtant c’est le printemps, c’est le printemps des hormones et les mecs sont beaux. On revoit enfin un peu de peau : les bras se dénudent, les t-shirts se soulèvent quelques fois sur de beaux nombrils, les cols en V laissent entrevoir des poitrines plates velues ou glabres.

J’ai les hormones à l’envers. Je mate, reluque, excite le chaland dans les rues de Madrid, Bruxelles, Genève ou d’ailleurs. Dans les trains et les hôtels, les gares et les terrasses des cafés. Je croise des regards. On surprend mes regards furtifs vers un téton qui saille sous un t-shirt moulant, un nombril au dessus d’un jean porté bas, des doigts longs et fins, tous ces détails qui remplissent ces journées et soirées de ces journées printanières.


06 juin 2009


la matrice

Nous ne nous connaissons pas. Et pourtant, pourtant, je t’ai vu nu, pourtant je connais ton regard quand le désir vient, quand la sève monte. Ton regard fixé sur la caméra, ton regard qui me cherche à travers les méandres de la matrice?
J’ai vu souvent tes muscles se tendre tandis que l’orgasme approchait, j’ai vu ta semence répandue sur ton torse. Nous ne nous connaissons pas mais tu sais que par dessus tout, j’aime tes fesses bombées, fermes, poilues. J’aime tes petites fossettes là, juste au creux de tes reins. J’aime la perspective chaque fois renouvelée mais jamais assouvie de m’y glisser, profondément, intensément. Je sais que tu aimerais cela, je sais que tu aimerais ma queue : épaisse, longue, veineuse, au plus profond de toi. Il suffit de voir comment tu m'offres tes reins, il suffit de voir ta rondelle ainsi offerte. Je sais que je t'arracherais des petits cris de douleur/joie/plaisir.
Mais voilà, on ne se connait pas, on se rencontre régulièrement sur la toile. Le plaisir que l’on se donne passe par les webcam puis la matrice et ses kilomètres de câbles.Quelques fois, oui quelques fois, nous avons jouit ensemble. Virtualité des temps modernes.


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17 mai 2009


Soirée madrilène

Une longue journée à faire le pingouin au bureau. Même pas eu le temps de profiter de cette journée estivale. Un passage rapide à mon hôtel, une douche pour me rafraîchir, un jean et un t-shirt enfilé pour redevenir moi-même, une terrasse de café et une bonne bière pour, enfin profiter de la vie : be myself at last.

Je t’ai immédiatement repéré. La sensualité personnifiée. Tu dégageais des phéromones par paquet de mille. Viril, un visage émacié, une barbe de 2 jours soigneusement entretenue, des cheveux coupés très courts. Un corps épais et bien balancé remplissant un jean taille basse délavé, un t-shirt difforme sous un sweater à capuche et un blouson de cuir usé « jusqu’à la corde »

Tout en toi était sexuel, électrisant.

Le mouvement de tes hanches, le tissu de ton jean, ses plis et replis, ton visage qui se tourne en traversant la rue, ta main dans tes cheveux et ton t-shirt qui se relève laissant apparaître, l’espace d’un instant, un peu de peau, la bande blanche d’un boxer.

Je ne te quittais pas des yeux tandis que tu te rapprochais d’une moto garée à quelques mètres de moi. Subjugué, conquis, ivre de tant de sensualité naturelle.

Tu as détaché ton casque, hésité quelques secondes et détaché un second casque. Tu t’es approché de la terrasse de café, toujours sous mon regard. Soudain, tu étais là, juste devant moi. ton jean à quelques centimètres de mon visage. J’ai levé les yeux mais aveuglé par la lumière du soleil couchant, je n’ai pu distinguer ton visage ni le regard que tu posais sur moi. Bien entendu, mon manège ne t’avais pas échappé, tu avais senti mes yeux rivés sur toi, tu avais senti aussi sans doute mes hormones mises à l’envers !!

Tu m’as tendu ton casque – chez toi ou chez moi ?-

Je t’ai conduit à mon hôtel qui n’était pas très loin. Juste le temps de m’accrocher à tes hanches, juste le temps déjà de te caresser le ventre sous les vêtements.

Dans ma chambre, tout en la visitant rapidement, tu t’es, simplement déshabillé, éparpillant sur ton passage, tes fringues. Tandis que je me dévêtais à mon tour, gauchement tout intimidé par ton aisance naturelle, ton assurance et par la découverte de ton corps nu devant moi. Ton torse large et légèrement poilu, ton ventre. Curieusement tu avais gardé ton boxer ; peut être pour me laisser imaginer ta queue qui déjà en tendait le tissu, peut être pour m’exciter encore un peu plus, sans doute aussi pour me permettre de l’enlever moi-même.

Je me suis approché, j’ai baisé le tissus tendu, j’ai humé les effluves douçâtres, j’ai parcouru de mes lèvres les formes prometteuses, puis, doucement j’ai baissé le rideau, j’ai laissé ta queue s’épanouir et se tendre vers moi. Une queue épaisse et longue sur des couilles bien pendues. Mes lèvres lentement sont parties à ta découverte, la découverte de ton corps. Ma langue, mes mains ont parcourues, ton torse. J’ai embrassé ton nombril, tes tétons ; mon visage enfin s’est calé sous tes aisselles. Soudain tes mains m’ont pris par les cheveux, tu m’as embrassé violemment, intensément. Ta langue se mêlant à la mienne. Enfin, tu m’as guidé vers ton sexe maintenant bien tendu. Il fallait que je le pompe, il fallait que tu me possède. Rapidement, une nouvelle fois en me prenant par les cheveux, tu m’as arraché à ton sexe pour mieux me jeter sur le lit, pour mieux me baiser. Tu ne faisais pas dans la dentelle. Quelques gouttes de salive suffirent, de toutes les manières j’étais prêt, tout mes sens t’attendaient. D’une main assurée, tu m’as légèrement écarté les jambes, et, à califourchon sur moi, d’un coup tu m’as pénétré ; d’un coup, à fond. Ma vue un instant s’est brouillée, Bien sûr j’ai hurlé, mais ta main immédiatement est venue couvrir ma bouche, mes cris. Et puis, soumis, vaincu, possédé ; alors que nous ne faisions plus qu’un, sous tes coups de butoir, écartelé, le plaisir m’a envahi. Je te voulais, je te sentais au plus profond de moi. Nos râles, le bruit de tes hanches tapant sur mes fesses, remplissaient la pièce. La sueur couvrait nos corps. Soudain, d’un râle retenu, suspendu, tu as joui, au fond de mes entrailles, tu as joui. Tu as libéré cette énergie que j’avais perçue, qui m’avait conquis, envahi de l’autre coté de cette rue madrilène.

Tu t’es levé, un sourire de conquistador aux lèvres. Le sexe encore bien dur, encore humide de ton sperme, tu as rassemblé tes vêtements. Je t’ai empêché de remettre ton boxer, je le voulais pour moi ; tu as souri et dans hochement des épaules tu as enfilé ton jean. Une goutte est apparue sur le tissu tandis que tu le reboutonnais. Quelques minutes près, j’étais seul, le corps meurtri mais heureux. Oui heureux. J’ai porté ce qui me restait de toi, ce misérable bout de coton blanc à mon visage. Un instant j’ai retrouvé cette odeur douçâtre. J’ai enfilé ton boxer, mec, je me suis rhabillé et je suis sorti dans la nuit fraîche de Madrid. Plus tard, en rentrant, je me branlerais en souvenir de toi.



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03 mai 2009

L'AUDELA


Il aime photographier les mecs juste à cet instant. quand le plaisir vient, quand la sève monte, quand ils se retiennent au maximum pour retarder l'instant., la "petite mort", l'oubli de tout, l'abandon. une vision fugitive de l'au delà.
stuart sandford

mathématiqueduCRIME guillermo martinez

Oxford, 1993. Alors que le plus ardu problème de mathématiques, le célèbre théorème de Fermat, est sur le point d'être résolu, une série de crimes vient perturber la tranquillité de la sereine et studieuse cité. Un tueur en série adresse à l'éminent logicien Arthur Seldom de mystérieux messages, fragments d'une démonstration écrite en lettres de sang... Saura-t-il, avec l'aide du narrateur, un jeune doctorant argentin à peine débarqué, trouver la clé de l'énigme ? Guillermo Martinez signe un polar ingénieux qui mêle adroitement la singulière atmosphère des collèges britanniques, les tourments de la passion, les abstractions de Wittgenstein et de Gödel, les mystères des anciennes sectes pythagoriciennes et les antiques secrets de la magie.
bof, pas bien écrit. Al ire dans le train si on n'a rien trouvé d'autre à la gare.

02 mai 2009

douceur toscane


La maison est calme. Toi comme tous, a rejoint ta chambre. C'est l'heure ou la nature, écrasée de soleil se cache, se repose. Pas un brin d'air, pas un oiseau ne chante. C'est l'heure de la sieste. La chambre est fraiche malgré la fenêtre grande ouverte sur la campagne toscane. Tu es étendu dans les draps défaits, ton corps nu, bronzé se mêlant à la blancheur éclatante des draps inondés de la lumière du dehors.

Tu remues lascivement; tu m'attends. Je le vois, je le sais. Dans tes yeux, cette lueur, que je connais si bien, qui m'appelle si souvent, m'envoute déjà. Mon t-shirt, mon short, valsent au font de la pièce, je viens, je viens vers ce cul que tu m'offre.

J'enfouis mon visage, ma langue recueille avidement la fraîche humidité de ta toison et déjà te pénètre.

Alors avec énergie mes mains écartent tes fesses. Par de petits coups de langue, doucement j'entrouvre cette « sublime porte » qui mène à notre plaisir. Tu gémis, ton corps m'appelle et bien que ma queue, raide , cogne contre mon ventre et me fait mal, j'attends encore, je contemple ému, cet orifice qui s'impatiente; je le caresse de mon souffle, de ma langue, d'un doigt. Tu gémis, tes yeux me guettent tandis que mon doigt, mes doigts cherchent leurs chemin et te cajolent en dedans. Maintenant tu es prêt, maintenant je viens. Nos cris, notre plaisir, notre douleur se mêlera bientôt au silence de cette douce campagne. Nous réveillerons les oiseaux.


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DanielMendelsohn-L'étreinteFUGITIVE
Dans une très élégante note adressée «au lecteur français», en début de livre, Daniel Mendelsohn prend soin de bien situer ce titre, qui paraît en traduction deux ans après son désormais célèbre Les Disparus mais qui, dans sa version initiale, était paru avant. L'Étreinte fugitive est en fait le premier volet d'un triptyque dont Les Disparus (prix Médicis étranger 2007) constitue le panneau central. L'histoire familiale, ici, prend moins de place qu'une quête beaucoup plus intime, celle de l'identité personnelle et sexuelle: ce petit garçon qu'a été l'auteur, dans une famille juive comptant des personnages plus grands que nature, puis les premières expériences homosexuelles et le récit de l'étape marquante que représenta son rôle de «figure paternelle» auprès du fils d'une amie, tout est restitué par l'écriture tellement précise et rythmée de Mendelsohn, pétrie de culture et de références aux textes anciens (Sappho, Catulle.). Une entreprise littéraire d'une infinie richesse, dont le troisième volet est actuellement en préparation. Éd. Flammarion, 2009, 284 p.
Unepromesse-SorgChalendon

Comment éviter l’inévitable ? Comment faire pour que la mort dévie sa route, ne nous emporte irrémédiablement vers d’autres horizons ? En essayant peut être de garder l’âme des disparus intacte comme s’ils étaient toujours bien vivants. Dans ‘Une promesse’ de Sorj Chalandon, Lucien dit Le Bosco porte le deuil de son frère Etienne et de Fauvette, la femme de ce dernier. Deux êtres tellement amoureux qu’ils ont décidé de mourir ensemble, côte à côte. Mais Lucien, tenant de bar, s’est fait une promesse : faire que leur âme ne soit pas capturée par la veilleuse du grenier. Sept amis d’enfance vont donc se relayer dans la maison des disparus pour les faire vivre jour après jour... Mais pour encore combien de temps ?
A la lecture de ce texte, plusieurs émotions nous submergent. Nous sommes tout d’abord émus par l’amitié qui unit ces sept personnes, chacun étant indispensable à l’autre. Nous sommes aussi touchés par la douleur que ressent le frère resté seul, un homme qui ne veut pas laisser partir des membres qui lui sont chers. Et puis un sentiment de paix intérieure nous envahit, on se dit que la vie doit continuer, qu’il faut savoir tourner la page.
Tous ces étapes de lecture n’auraient jamais pu être ressenties sans le style très intimiste de l’auteur. Car même si dès le début, on sait où nous mène l’histoire, son écriture simple et efficace nous transporte. Sans chichis ni faux sentiments, Sorj Chalandon reste dans le vrai. Et c’est finalement l’essence même de la réussite en littérature

22 avril 2009

LesautresJe me suis éveillé. Lit inconnu. Chambre sous une douce pénombre. Désordre de vêtements, de disques livres.. désordre étranger baigné d'une lueur blafarde et triste. Celle du petit matin, perçant déjà derrière les rideaux. Un corps près de moi; un corps inconnu que j'ai aimé. Pourquoi être resté Pourquoi avoir choisi cette fois encore de m'assoupir dans ces draps froissés de nos ébats. Qu'en sera t-il demain quand il faudra se parler se sourire, se séparer? Je me lève doucement. Je parcoure son univers ses objets familiers. Des portraits de ceux qu'il aime. Ce n'est plus un corps; subitement ce garçon n'est plus un corps. Peu à peu sous le regard de ces visages qui sourient à la caméra derrières ces étreintes figées pour le souvenir. Il prend âme. Mes doigts effleurent ces/ses objets : souvenirs de vacances d'enfance que sais-je; souvenirs de lui. Lui dont je connais à peine le nom. J'entrouvre une commode. Des vêtements éparts, que j'effleure que je caresse. T-shirts usés, slips trop souvent lavés chaussettes dépareillées. Tout cela curieusement me touche, m'émeut. Et puis, au milieu de tout cela un gode, un grand gode noir, témoin et acteur de plaisirs solitaires. Je le porte à mes narines; retrouver l'intimité que nous avons partagée. Mon sexe durcit de nouveau. Je m'approche du lit. Soulève doucement le drap et découvre ce corps que j'ai aimé et que je désire de nouveau. Je caresse ses fesses, pose mes lèvres sur son épaule. Il remue, gémit doucement. Alors doucement, très doucement, j'approche mes lèvres de son cul. Je vais l'aimer, le posséder avec son compagnon de solitude puis avec ma queue. J'aurais du partir. Maintenant, le jour est là.

29 mars 2009


Dans ma campagne

Une semaine, une semaine, rien que nous deux. Soleil resplendissant. Des tas de choses à faire. Choses simples. Préparer le jardin pour l’arrivée du printemps. Enlever les feuilles mortes, acheter de grands pots où l’on plantera, bricoler – faire une penderie, accrocher des tableaux- courir les brocanteurs.

Et feux de cheminées, bonne bouffe.

Quelques amis sont passés.

De grands feux de cheminées; l'intégrale des symphonies de Malher revisitées. Quelques livres aussi.




Et puis l’inauguration de notre douche « à l’italienne » si longtemps attendue ; il y a de la place pour deux ; je le confirmes, nos amis vont pouvoir, s’ils le souhaitent s’éclater !


Le fils de….


Cela m’a rappelé mes années de moniteur de camps de vacances. Cela a du vous arriver
Nos amis d’Oléron sont venus cet été passer quelques jours chez nous. Avec leur fils de 16 ans. Un garçon superbe, tout le portrait de sa mère. Grand, élancé, le cheveu court. Une élégance naturelle, le verbe rare mais précis, le regard perçant qui contrastait singulièrement avec sa retenue permanente et son air – je fais la gueule, d’abord, j’ai pas envie d’être là, ensuite vous êtes vieux et cons - Superbe mais silencieux, le nez collé toute la journée dans des bd ou sur sa playstation. Il faisait l’exaspération des parents. – allez ! Il fait beau, profites de la piscine ! Sors le nez dehors !- Moi, nous, avons vite compris que ce garçon était des nôtres ; peut être ne le savait-il pas, peut être ne l’assumait-il pas encore, pas totalement. Mais sous ses airs absents et ronchons se cachait un réel futur allumeur. Il cherchait souvent à croiser mon regard et quand il y arrivait, je voyais un je ne sais quoi qui me rendait mal à l’aise. De fait Je le fuyais. Et puis, cela est devenu plus évident, plus choquant. Les rares fois qu’il mettait le nez dehors, au bord de la piscine, c’était pour ostensiblement se baigner, au grand dam de ses parents, en caleçon, sans rien dessous. Juste pour que cela colle à son corps en sortant, juste, j’en étais sûr maintenant pour nous aguicher, nous allumer. Il ne se privait pas non plus de paraître, les jambes bien écartées, la braguette du caleçon béante, attirant mon regard et s’en amusant. Qu’attendaient leurs parents, de très bons amis à nous, en l’amenant chez nous ? En avoir le cœur net, que nous confirmions ce qui sautait aux yeux de toutes les façons. Je m’étais promis de leur parler avant la fin de leur séjour. Et puis il y eut cet après midi là. Un après midi de fortes chaleurs, un après midi de sieste généralisée. Je suis sorti de ma chambre pour aller boire un verre d’eau. La porte de sa chambre était entrouverte. Il m’a appelé. Il était nu sur son lit. Resplendissant, Fier de son corps, fier de sa jeunesse, fier du trouble qu’il avait jeté sur moi. Triomphant, savourant son succès ! Échec et mat ! Il m’avait en un instant, d’un seul regard vaincu, terrassé. J’ai jeté sur son bas ventre une serviette qui traînait là sur une chaise et ai fait mine de partir ; en colère. Il m’a rappelé – non, reste, j’ai à te parler-. Et ainsi, il s’est libéré. Écroulé. Restait le petit garçon –encore- sans copains, l’ami d’un seul, qui préférait les filles. Son enthousiasme pour Brad Pitt plutôt que Julia Roberts. Sa sexualité solitaire, son envie enfin d’un corps d’homme. De nouveau il s’est dénudé, de nouveau il m’offrait son corps – vierge-.
Oui, j’étais subjugué ! Moi qui aime les hommes, les poils, les grosses queues, les odeurs viriles enfin, j’étais subjugué par la magie fragile de ce corps d’adolescent. J’ai posé ma main sur son ventre, si près, si près de son pubis, je ne pouvais plus quitter des yeux ses petites couilles, délicieuses, fermes olives. Alors, j’ai posé un baiser su son front. J’ai de nouveau recouvert sa nudité d’un chaste drap. J’ai souri : oui je pouvais l’aider, oui je pouvais parler à ses parents. Non, la vie de PD n’a rien de terrible, c’est comme les autres avec, oui, quelques fois le regard des autres en plus à supporter, ignorer.
J’ai quitté sa chambre. J’ai bu une grande rasade d’eau. Qu’il grandisse !

Les maîtresdumonde-G.LEroy

Drôle de livre, à la fois mordant et léché, plein de rêve et de rage. Il a un côté «roman d'aventures» avec secrets de famille, suicides parentaux, paternités clandestines, maternités refusées, violences sexuelles qui dévastent l'enfance et profitent de complicités familiales, mœurs barbares du show-biz... Ses éléments disparates, travaillés au bistouri et solidement couturés, forment un tout «beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie». Rencontre chère à Lautréamont, né Ducasse.



ETRANGERSDANSLANUIT-M.Lambron
On ne sait jamais ce qui peut arriver quand on couche avec une Américaine. Au cours du printemps 1978, j'eus une brève aventure avec une étudiante new-yorkaise qui passait une année sabbatique en France. Comme elle n'avait que dix-neuf ans, Flora me paraissait un peu jeune pour se reposer des fatigues de la vie. J'avais vingt et un ans, une licence d'anglais en poche et pas un rond. Ce qui nous avait rapprochés ? Une soirée à la Main Bleue, mon anglophonie, un goût partagé pour les noms propres (j'aimais les archives, elle adorait le name-dropping), et aussi ce que Flora appelait le côté kinky de la vie, disons ses aspects épicés, un peu de traviole. C'était assez innocent, mais il suffisait à Flora d'un passage dans une baraque de strip-tease de Barbès, d'un hôtel glauque du côté de la place des Abbesses, de bas résille avec porte-jarretelles pour se croire chez Henry Miller. Cela nous valut de bons moments.
Numero3 de mon web mag


Numero2de mon web mag



07 mars 2009


LatrahisondeThomasSpencer-P.Besson


Un an après Un Homme accidentel (Julliard, 2008), Philippe Besson revient avec un nouvel opus à la rentrée littéraire de janvier. Dans La trahison de Thomas Spencer, l'auteur entraîne le lecteur aux Etats-Unis, de la guerre de Corée à celle du Vietnam.

Dans ce roman, Philippe Besson s'intéresse à deux hommes, Paul et Thomas. Inséparables, les amis rencontrent Claire, une femme indépendante. Leur amitié va être confrontée aux évènements de l'Histoire. Thomas s'engage dans le mouvement de révolution des moeurs tandis que Paul part combattre les vietcongs en Asie. Les frères connaissent alors des divergences d'opinion irrévocables.
voilà ce qu'en dit Yann Moix et que je partage. en fait Philippe Besson déçoit.il déçoit depuis plusieurs livres maintenant. je n'ai pas voulu lire celui sur Gregory en tous cas je n'ai pas réussi je n'en dirais rien donc. mais "se résoudre aux adieux" ne méritait pas plus qu'une nouvelle et la petite histoire s'en trouvait rallongée ; j'avais aimé "l'homme accidentel" car il se concentrait sans doute mieux sur l'histoire de ses personnages et l'amérique était au second plan.

Cette saga américaine n'est donc une fois de plus que l'histoire de deux hommes. Pas PD mais tellement PD qu'ils auraient mieux fait de l'être!

N'est pas Duras qui veut! du coup pour être bien sûr j'ai relu en deux heures l"homme accidentel"

la critique du figaro




02 mars 2009



DE RETOUR

Et vous, cela ne vous arrive pas à vous ? Dans la solitude des hôtels, des villes lointaines, anonymes. Vous calez le téléviseur de votre chambre sur une des multiples chaînes qui passent jour et nuit des films de cul. Vous regardez, vous vous en mettez « jusque là » de corps féminins empalés par tous les trous, de plaisirs, d’orgasmes feints, simulés. Cela juste pour voir ces grosses queues œuvrer. Quelques fois, ces fois là, je préfère ces films aux films de mecs. Au moins ici les mecs ressemblent plus aux mecs de la rue ; à vous à moi. Ils ne sont pas les héros du film, le physique des mecs passe au second plan, ce qui compte c’est l’action, les seins, les formes, les orifices des dames. Bien sûr, il vaut mieux qu’ils soient bien membrés, mais les queues ici en action, ressemblent aux mecs. Simples, pas forcément belles ou bien proportionnées ; pas comme « issues de manipulations génétiques » par les laboratoires « bel ami ».
Émouvantes.

24 février 2009


Dans la ville lointaine


Te voilà, l’inconnu. Pas difficile à trouver tout compte fait.

Ici comme partout, ici comme chez nous.

Bien souvent il suffit de sourire, de regarder, de croiser un regard et on fait connaissance. C’est si simple !

La chimie s’organise ; avant même de savoir, de vouloir, la peau, nos peaux se sont reconnues, parlé. Elles décideront pour nous ; déjà les jeux sont faits.

Te voila dans ma chambre. Ton sourire, ton babillage permanent déjà réchauffe cette piaule,

Tu l’illumines ; je ne sais pas encore comment tu t’appelles

le saurais –je ? Qu’importe ! Déjà tu donnes à mon univers quotidien, si vide, si froid, un air familier.

Bientôt près de moi ton corps apparaît. Bien sûr comme nombre de mecs, comme partout, tu portes un Calvin Klein, bien sûr comme souvent, je te demande d’arrêter là ton déshabillé. J’aime deviner, cajoler, flatter. Du bout des doigts. A travers le tissu.

J’attends que les formes se précisent, que le désir s’exprime. Il ne faut pas attendre bien longtemps. Très vite, ton sexe cherche sa place ; je distingue sous le tissu, un gland qui se gonfle, un prépuce qui tire, un méat se dessiner. Je caresse cet étroit espace que bientôt ma langue excitera

. Alors, j’y tiens, c’est moi qui fais glisser ce dernier vêtement, c’est moi qui libère enfin ton désir. Te voilà nu devant moi et, tandis que ton sexe, lentement s’épanoui, je porte à mon visage ce slip encore chaud de toi ; je m’imprègne de ton intimité - Senteurs mielleuses, entêtantes – enivrant.

J’approche mon visage de ton sexe. Les veines se gonflent, il se dresse bientôt fièrement devant mes yeux ma bouche. Sans efforts, sans le toucher, juste l’expression tellement vraie du désir. Je flatte tes couilles ; qu’elles sont belles ! Ainsi bien pendues. Je les flatte et n’y pouvant plus, engouffre ta queue maintenant bien droite ; longue, fine, surmontée d’un énorme gland maintenant bien décalotté.

Je te jette alors sur le lit, pour me laisser le temps de me déshabiller, ainsi offert, à sur le lit, jambes écartées, sexe offert, sexe que tu caresses en me regardant, en m’attendant. Sexe que tu me tends, sexe qui m’appelle. Voilà mes fringues dispersées, voilà ma bite qui se dresse face à toi. J’attends quelques instants ; j’aime ces moments qui précédent la tempête, j’aime ce temps suspendu, ces respirations saccadées au rythme des sexes dressés. Je regarde ton corps sec et glabre, tes tétons saillants et piercés, je regarde le mouvements de tes longues couilles accompagnant les va et vient de ta main. Je viens, je viens à tes pieds, recevoir ton offrande. Tandis que ta longue queue pénètre dans ma bouche et ma gorge, mes mains partent à la découverte de ton corps – ton ventre, ta poitrine, la moiteur de tes aisselles - tes tétons enfin, que je titille de plus en plus fort car je sens que tu réagis, je sens au mouvements de ton bassin, à tes mains posées sur ma tête, à tes petits gémissements que tu apprécie.

Et puis tu te redresses, tu me demandes de me lever et de me retourner. Tes mains caressent mes fesses, tes mains les écartent afin de laisser passer ton visage, ta langue qui cherche maintenant à fouiller mes entrailles. Nous basculons sur le lit, assis sur ton visage, pesant de tout mon poids, je laisse ta langue me pénétrer, tes mains me malaxer, me claquer les fesses. Je me penche vers ta queue, je te lèche, les couilles, l’entre-jambe. Ma queue se dresse à faire mal sur mon ventre, mon esprit est entièrement fixé sur cette langue qui explore les confins de mes entrailles, je sens mes muscles qui se dilatent, qui se préparent, qui attendent de ne faire qu’un. Tandis que je baise ton gland, tandis que je cajole ton prépuce tendu à rompre, un doigt puis très vite deux, me pénètrent et s’activent en moi m’arrachant déjà de petits gémissements de plaisir. Tu sais t’y prendre, tu sais les mouvements qu’il faut entreprendre pour faire décoller un mec.


Alors, presque sauvagement, en tous cas fermement, tu me retournes sur le lit. Face contre les draps, tandis que tu mets ta capote, je te tends mon cul, je suis prêt, je t’attends. Cet instant est toujours mémorable, l’instant où le viet cherche son passage, le force. C’est un arrêt sur image, on retient sa respiration, tous nos muscles mobilisés et puis voilà, il est là, on englobe le membre, on le possède, la cérémonie peut commencer.

Tu m’as baisé longtemps, ne cherchant que ton plaisir, entièrement concentré sur ton muscle turgescent me clouant sur place à chaque coup de rein. Quelques fois tu reprenais ta respiration ; tu tirais alors sur mes cheveux pour me donner un coup de langue sur la bouche, me mordiller le cou. J’étais loin de mon trip d’origine – m’envoyer en l’air, les yeux rivés sur les lumières de la ville !-

Enfin, nous avons changé de position, je t’ai fait face, tu as placé sous mes reins les oreillers et repris de plus belle ton martèlement ; je ne te quittais pas des yeux toi si sérieux dans ton « travail », tu étais en sueur, ton regard allait et venais entre ma queue que je branlais à ton rythme, au rythme de tes reins et mes yeux qui s’excitaient à te regarder. Et puis j’ai senti, à la force de tes coups, que cela allait venir. Je priais pour que tu jouisses les yeux ouverts et voir ainsi défiler en quelques secondes le film de ta vie, redevenir l’espace d’un instant, d’un souffle coupé, un bébé. Soudain, un petit cri, un grimacement, une respiration haletante puis, puis rien, j’ai hurlé – regardes moi !! – et tu es venu, tu en pleurais presque ; alors, moi aussi, dans un long jet de foutre, je me suis uni à toi. J’ai pris ton visage dans mes mains tandis que tu t’affalais sur moi. Nous nous sommes embrassés, tu as souri, timidement, maladroitement. Puis, ultime moment de tendresse, de partage, tu as étalé mon sperme encore chaud sur mon ventre, ma poitrine, tu as porté à mes lèvres tes doigts humides de ma semence pour que je les lèche et tu m’as embrassé une dernière fois.

Alors le froid est revenu ; mal à l’aise tu t’es levé, cherché dans le désordre de la chambre tes vêtements ; ne trouvant plus ton slip ou comme pour me laisser un tribu, tu as enfilé ton jean, le reste de tes vêtements. Un signe, un rapide regard, un clin d’œil et déjà la porte claquait. J’étais seul.

J’ai rangé ; un peu. Retrouvé ton CK sous le couvre lit. Je n’ai pas voulu prendre de douche. Je suis resté ainsi dans le noir de la chambre, sous les néons de la ville, mon sperme séchant sur mon ventre chaque parcelle de mon corps se souvenant de toi. Alors, je me suis branlé longuement en reniflant tes odeurs, l’esprit calé sur le souvenir de tes yeux quand tu as joui, quand tu es redevenu toi.

Tout à une fin.




20 février 2009


maintenant je vis entre deux villes (3)

Ville lointaine et si proche Loin des miens, loin du mien Cette solitude me pèse Chaque semaine une nouvelle chambre; Et pourtant la lampe, l’écran, le téléphone sont toujours à la même place. Et pourtant la même vue.

Hauteurs différentes, mais sans doute les mêmes vies, les mêmes scènes se déroulent derrière chacune d’elle. Cette solitude me pèse; Froid, ennui. Ce soir, je sors, je veux remplir ce vide, réchauffer ce décor;

Me faire baiser contre la baie vitrée, donner une âme aux lumières de la ville

Welcome, bienvenue, good bye !



19 février 2009

Maintenant je vis entre deux villes (2).

La journée fut longue,
des inconnus, des sourires contraints,
des réunions, des phrases, des mots,
je m'en fous, je ne comprends pas;
je ne veux pas comprendre?
nuit glacée,
la télé débite des informations dans une langue
que je ne connais pas
havre de paix
solitude
demain sera un autre enfer




25 janvier 2009

Maintenant je vis entre deux villes (1).

deux grandes villes du nord. Le froid règne; dans les rues, dans mon coeur. tout entier concentré sur mes nouvelles tâches, je vais de l'hôtel au bureau et du bureau à l'hôtel. Je rêve, je rêve de nos corps au soleil, de contact, de force, de violence amoureuse. la chaleur de l'été nous libère.
Sensualité, tes mains m'agrippent, tu me cherches, je te trouve. Bientôt ce jeu n'en sera plus un. bientôt nous communierons. plus, plus encore.



video

Mais là, je suis sur ce grand lit trop grand, dans cette grande chambre trop froide, dans cette grande ville, inconnue. la baie vitrée me rend son visage glacé de metropole sauvage. les néons clignotent, les fenêtres des tours s'éteignent et s'allument. En bas , tout en bas, la rue assourdissante vibre. je suis seul


18 janvier 2009

LavieestTellementplus douceauSOLEIL


temps mouvementés. Nouveau boulot, des heures de train pour rejoindre les deux capitales sièges de mes bureaux. des tas de nouvelles choses à apprendre. bref, une vie trépidante! Je suis loin de mon Pc, mes phantasmes s'éloignent, je suis entièrement concentré sur mon boulot et les enjeux de cette nouvelle vie. Mais, là, maintenant, j'aimerais être ailleurs, loin de la grisaille du nord, dans les bras de mon mec, sur une plage déserte. Comme ces soldats israeliens, qui eux aussi, quelques fois s'éloignent des horreurs du moment, des horreurs de la région. Je ne fais pas de politique, en tous cas pas ici. Mais, Israël est le seul espace de liberté de cette région, et au delà de la légitimité de la situation actuelle, cela compte pour moi.

les israéliens, eux aussi, comme nous tous, s'aiment.
Les soldats de tsahal sont donc bien des hommes comme les autres.



04 janvier 2009

poémes de Kalu

DOS
De toutes petites îles sur une mer de peau,
De toutes petites îles jetées sur ta peau

Je ne suis pas un conquérant, non ;
Ont-elles un nom? Je ne le connais pas
En simple explorateur ma main posée,
Là, juste posée, juste te caresser.

De toutes petites îles sur une mer de peau,
De toutes petites îles jetées sur ta peau

L'archipel est caché, mystérieux,
Il m'aura fallu ton intimité,
Le temps d'une calme nuit de janvier
Pour silencieusement m'en approcher.

De toutes petites îles sur une mer de peau,
De toutes petites îles jetées sur ta peau

Aux confins de tes reins, calme océan,
J'aime faire souffler un vent de tempête,
Les vagues de sueur, sur ta peau mouillée,
Roulent, voluptueuses, inondent mon plaisir.

De toutes petites îles sur une mer de peau,
De toutes petites îles jetées sur ta peau

Tâches miraculeuses, îlots de naissance,
récifs de corail sanguin, comme Gauguin,
J'aurais aimé m'y reposer un temps,
Mais tu as levé l'ancre, tu repars au loin.

De toutes petites îles sur une mer de peau,
De toutes petites îles jetées sur ta peau

GABRIEL 2.1



Les sentiments diffus vont et viennent
Au travers de ma colonne ;
Echappée belle, cheminée ascensionnelle,
Flux et reflux de volutes bienheureuses.

D'un futur incertain,
Le passé transpire encore...

Tu restes partout et nulle part ;
Un spasme aléatoire secoue ma peau de frissons,
Hérisse ma torpeur, obsédant,
D'une onde qui se propage.

D'un futur incertain,
Le passé transpire encore...

Au présent, mes pieds plombés
Sont contraints d'avancer.
La marche hésitante du conditionnel, elle,
N'oppose plus de résistance.

L'angoisse de te perdre est-elle
Supérieure à celle de t'oublier?

GABRIEL




Par à-coups familiers – alors rares !-,
Le hurlement joyeux du cœur qui renaît
Creuse et amollit la gangue asséchée.

Tes battements injectent en ma torpeur argileuse
Le vermillon d'un présent délaissé ; cadencé,
D'un ventricule à l'autre, le rythme réapparait.

Archange multicolore, perroquet railleur,
Au comble d'un sombre retranchement,
Rieur, tu viens me dénicher.

Envol soudain, me retrouver vivant !
Ouvrir grand la porte de demain,
Horizon clément : explosion de couleurs.
J'aimebien


JASONMRAZ
c'est cool, estival, cela s'écoute bien

Jason Mraz - I'm Yours

AmyMcdonald
superbe voix; ici live dans un magasin de disques, juste avec sa guitare





02 janvier 2009

newyearcelebration

Le soleil est déjà bien haut dans le ciel. Au travers des vitres embuées de la fenêtre, une lumière blafarde, ciel d'hiver, éclaire timidement notre grande chambre. Enlacés au fond de notre couette, nous ouvrons les yeux sur cette première journée de l'année. La nuit, bien courte, les alcools, le bruit de la fête, pèsent sur nos paupières et notre haleine. Mais c'est le premier matin et nous avons pas pris le temps dans le tumulte de la nuit de nous souhaiter vraiment, pleinement une bonne et heureuse année. Nos yeux embrumés, mi-clos se sourient, nos mains déjà caressent nos corps. Je jette par dessus bord les draps, la couette, et, tendrement attrape ta queue déjà bien dressée. Je te veux en moi, je veux que cette première journée commence par l'affirmation déjà maintes fois exprimée que cette année encore, nous serons NOUS, nous serons.

Rapide comme l'éclair, je fouille dans le tiroir de la table de nuit le lubrifiant, monte à califourchon sur toi, te tartine et enfin, t'enfourche. Quel bonheur! Ta queue doucement me transperce. Je pèse de tout mon poids, je ne veux rien perdre. Nous ne devons faire qu'un. Maintenant je t'enserre, de tous mes muscles intimes, je malaxe ta bite si durement, si profondément ancrée en moi. J'agrippe tes couilles tandis que ma queue dressée à rompre, bat contre mon ventre. Cela ne va pas durer longtemps, je suis tellement excité que je pourrais jouir sans même me toucher. Je sens ma semence prête à jaillir, je résiste, je lutte contre cette force qui monte en moi, ce plaisir que je veux immense. Toi, tu me regardes, tu fixes mes yeux remplis de désir tandis que tu titilles fermement mes tétons durcis, m'arrachant mes premiers cris de plaisir. Ta queue en moi frémit, je sens chacune de ses veines gonflées à rompre; je sers plus fort, je pèse de tout mon poids, gagner quelques millimètres encore? Je ne tiens plus, je prends ma queue et me branle sauvagement; quelques secondes suffisent pour que d'un cri, douleur, plaisir, larmes, un long jet de semence, trop longtemps, trop violemment retenu , inonde ta poitrine et ton visage. Alors, je nous sépare, je prend dans ma main ce sexe tuméfié, prêt à jouir. Quelques caresses suffiront. Tes mains se sont soudainement agrippées à mes hanches, tu as retenu quelques instants ton souffle et enfin, dans un long et profond gémissement, tu exploses . Ma bouche est là pour recueillir ta semence, Rien, pas une goutte se perdra.

Nous nous embrassons, nos salives se mêlent à ton sperme, puis au mien léché sur ta poitrine et tes joues. Première communion, bonne année, mon amour, bonne année avec moi; toi et moi.

Pourtant, le sais-tu? Ce week-end, tandis que tu iras visiter ta mère, je baiserai, je baiserai avec des inconnus. Peut-être, je raconterai.



01 janvier 2009

WhatELSE?!


Serie bisous (2)

voilà, une nouvelle année commence, j'espère, même si j'en doute, qu'elle sera meilleure que celle que nous venons de passer; à tous points de vue. Et comme chaque nouvelle année, celle-ci dois commencer par des ..... bisous!
bonne année 2009!!




24 décembre 2008

Le dalaï-lama juge la communauté tibétaine "en grand danger"



Pour en savoir plus sur la Chine & le Tibet, cliquez sur le lien Chine/tibet, ci-dessous

30 novembre 2008


Tristan&Isolde-bastille

L’artiste vidéaste américain Bill Viola signe les “décors” de l’opéra de Wagner mis en scène par Peter Sellars. Une tragédie qui se joue dans les chants puissants des deux amants et dans les films projetés sur un immense écran installé sur la scène.

La nature -l’eau, l’air, le feu- est le personnage principal qui dévore ses enfants. Ainsi l’une des plus belles scènes : le ballet des corps fluides dans la mer qui est aussi la nuit. Les deux protagonistes, à mesure qu’ils s’unissent, se confondent, se dissolvent, se perdent et se résorbent en un point unique, minuscule, bientôt englouti au fond des eaux immémoriales, comme au fond de la mémoire.

Magie de Viola qui donne corps au vertige d’abandon et de jouissance. En silence, comme on se noie. Les chants eux-mêmes se chevauchent et bientôt fusionnent en une seule phrase ténue, fragile, jusque dans la note blanche qui contient toutes les autres. Splendide chute qui est aussi ascension, élévation. Les deux amants s’éprennent de la chute, plus dense encore que ce qui les a fait tomber. Ils disparaissent comme ils s’aiment : de toutes les éternités.


Intimitédominicale
Luxe du dimanche: étirer le temps,
laisser les minutes s'écouler paresseusement
chacune prend son ampleur, devient un instant de plaisir à savourer.
On remue dans les draps du lit, on entend , on écoute le bruit étouffé de la rue,
on devine derrière les rideaux tirés, la grisaille d'une journée d'hiver.
Et puis, on se re
-découvre enfin. L'autre que l'on devine à peine les matins de semaine, s'étire lui aussi, là , à mes cotés.
La banalité, la douce et précieuse banalité de ces instants, enfin magnifiée. L'odeur acre de la nuit qui envahit encore la chambre, ta bouche pateuse, le crissement "délicat" de tes ongles te grattant les fesses, le bouilloneme
nt dans la cuvette des toilettes bientôt suivi par le bruit de la chasse.
La journée peut commencer, nous sommes bien vivants.

29 novembre 2008

intimité




c'est l'hiver. pour me sentir bien chez moi, dès que je rentre du bureau, j'enfile des "long johns" comme disent les américains. A l'image de James Dean dont c'était la tenue préférée for "staying at home", je me sens confortable et au chaud vêtu ainsi. idéal pour cocooner !

26 novembre 2008


diezauberflote - bastille


Désespoir dans le milieu lyrique : on reprend 'La Flûte enchantée' mise en scène par le collectif La Fura dels Baus. Ce spectacle d'origine catalane avait suscité une levée de bouclier lors de la première production en 2005. Et pour cause : la Reine de la nuit apparaît sur un monte-charge, des matelas gonflables surgissent de partout, des diodes clignotent sur la poitrine et le sexe des trois Dames... Malgré les apparences, cette contemporanéité n'est pas gratuite. Sur un autre ton que les décors classiques vus et revus, elle rend au contraire justice à la portée psychologique de l'oeuvre originale. Opéra éminemment complexe, 'La Flûte enchantée' permet des lectures multiples. De l'amour au sexe, du bien et du mal à leur conceptualisation, il n'y a qu'un pas que le collectif assume et met en évidence sans scrupule. Lieux de libération - du corps par l'orgasme mais aussi de l'esprit par l'analyse - les matelas jalonnent la quête de Tamino vers le savoir. Renforcée par les apparitions d'"autres" images prégnantes d'un inconscient de plus en plus fertile, la dualité originale des personnages (Tamino / Pamina, Papageno / Papagena...) invite à l'introspection et remet en cause la réalité de la représentation. Car finalement, de quoi s'agit-il sinon du voyage intérieur de l'homme ? Dans ce monde virtuel où le temps se condense et se diffracte, "je" est une quête. Charmé par cet univers très plastique où la voix des interprètes n'a d'égale que l'inventivité de la scénographie - heureusement dépouillée des poésies autrefois récitées par Dominique Blanc et Pascal Greggory - il n'y a plus qu'à se laisser engloutir dans cet univers génial de musique et de réflexion. Pour en ressortir heureusement troublé

23 novembre 2008

exhib V


il s'appelle Tomm brown entre autres, il photographie ceux qui le souhaite, dans la tenue et où ils le souhaitent. la collection s'appelle "Men at home"
Exhib IV





il photographie ses amis, les potes, les rencontres. il est espagnol; voici son site il s'appelle Matias

20 novembre 2008

Exhib III

j'ai même trouvé un mec qui les collectionne! je ne sais pas si sont site est une collec de mecs avec lequel il a chatté, ou simplement maté. En tous cs le web est un monde étonnant. De fait, nous sommes étonnant seulement avant cela ne se voyait pas autant; tous ces mecs qui se photographient nus et qui propagent leur image sans aucune pudeur voir ma collec

site de hotcamboys
Exhib II

J'y suis retourné. De fait j'y retourne souvent, trop. Je branche ma webcam, soigne l'éclairage de ma chambre et je commence le show. Comme des centaines d'autres mecs de par le monde, je fais mon show.

Il ne faut pas attendre longtemps pour que les premiers spectateurs se manifestent, émettent leurs souhaits. Très vite la pression monte pour que j'enlève mes vêtements, pour que j'en montre plus. Bien sûr je m'exécuterai, je céderai à la volonté générale, doucement. Je sais qu'ils aiment aussi attendre, que je lutte contre leur impatience. Ils aiment voir ma main caresser ma queue par dessus le tissu de mon boxer, la voir, sentir presque, grandir au bout de mes doigts. Je les laisse deviner ma queue; l'imaginer. Ils la réclament! Enfin, quand enfin, j'offre mon sexe dressé à leur concupiscence, les messages crépitent, dans toutes les langues, les questions aussi; et, très vite de nouvelles exigences que j'exécute bien souvent de bon gré. Je zoom sur mes couilles, sur ces veines qui en excitent beaucoup, sur la première goutte de « précum », je la porte à ma bouche, ils adorent.

Quelques fois j'accroche un spectateur qui lui aussi « broadcast en live » alors on s'excite à des milliers, des centaines, des dizaines de kilomètres de distance peu importe. La seule distance nécessaire, infinie, indispensable aussi au plaisir c'est celle incommensurable du web. Alors on se dit que l'on aimerait bien ensemble, se défoncer, s'éclater en vrai. Ce sont juste des mots pour la planète exhib., juste des mots pour la planète voyeur. Du théâtre. Bientôt je vous offrirai ma j jouissance, bientôt, le sperme jaillira et se rependra sur des dizaines d'écrans, de chambres solitaires. Partout mes râles s'entendront et, peut-être se joindront à d'autres anonymes, là bas à Moscou, Berlin, Houston ou ailleurs.


08 novembre 2008


INSTANTS

Les heures passent
depuis combien de temps?
partageons-nous
depuis quand?
je te connais?

chaque pore, chaque odeur
regards, froncement je te vois,
je te sens
chaque jour est un miracle

06 novembre 2008

apesanteur IV


c'est toujours toi qui va te coucher le premier. Moi, je veux, je tiens à profiter de tous les instants de ces journées de vacances. Je veux regarder le feu s'éteindre. Encore une page de mon livre dans le silence de la maison que seul rompt le crépitement des dernières braises.

Tu m'attends. Patiemment tu m'attends. Sur le lit, jamais dedans, même à basse température, tu m'attends. Car c'est moi qui doit, c'est ton désir, mettre la touche final à ton « déshabillé »....

tu m'attends, étendu sur le lit avec ton slip, ton boxer ou ton caleçon. Dès que je sors de la salle de bain, c'est toujours le même rituel. Tu poses ton livre, tes jambes s'écartent légèrement et tu me regardes; nu, dressé devant toi. Tu me souris, je sais que je suis en léger contre-jour, tu ne distingue pas mon visage, tu ne vois pas que le désir se lève dans mes yeux, tu ne vois sans doute pas le léger frémissement de ma queue. Mais tu me souris et m'attends. Alors, je t'écarte doucement les jambes, je m'approche de toi, je pose mon visage sur ton ventre et baise ton nombril. Bientôt le tissu, un renflement. Et ton odeur, ton intime odeur. Comme un film de la journée retracée. Humide, chaude; Toi. Alors, doucement j'enlève ton sous-vêtement, ta queue m'apparaît. Ta queue que je décalotte tendrement, une caresse, un baiser. La nuit peut commencer

05 novembre 2008

Apesanteur III




noix, bourbon, toi musique, toi bouquin, ma tête sur ta cuisse crépitement des flammes, lueur fauve dans tes yeux

02 novembre 2008

La Fiancée vendue smetana garnier


OPERA. Il a fallu 142 ans pour que cet opéra de Smetana, joyau du répertoire tchèque, entre à l'Opéra de Paris. Le voici sous la baguette de Jiri Belohlavek, fondateur de l'Orchestre Philharmonique de Prague. Par la couleur de ses mélodies et la vivacité de ses rythmes, cette histoire bouffonne et paysanne est devenue l'emblème national. Tout en étant porteuse des revendications passionnées du compositeur pour l'indépendance de son pays, La Fiancée vendue a valeur universelle par sa structure et la richesse de sa musique.

Faut-il y aller ? Oh oui ! car voilà une belle surprise, avec un metteur en scène rompu à tous les exercices, Gilbert Deflo. On retrouve pour les parties chorégraphiques, Micha van Hoecke, naguère un des piliers du ballet du XXe siècle.