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22 août 2020

Hombres


Et tu te réjouis, petit,

Car voici que ta belle gourle

Jalouse aussi d’avoir son rôle,

Vite, vite, gonfle, grandit, Raidit... 
Ciel ! la goutte, la perle

Avant-courrière vient briller

Au méat rose : l’avaler,

Moi, je le dois, puisque déferle 
Le mien de flux, or c'est mon lot
De faire tôt d'avoir aux lèvres
Ton gland chéri tout lourd de fièvres
Qu'il décharge en un royal flot










30 décembre 2013

sublimes ourlets


L'idole, sonnet du trou du cul (A. Rimbaud & P. Verlaine

Obscur et froncé comme un œillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.

Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C’est l’olive pâmée, et la flûte câline,
C’est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !





24 avril 2011

Verlaine, toujours








Et tu te réjouis, petit,
Car voici que ta belle gourle
Jalouse aussi d'avoir son rôle,
Vite, vite, gonfle, grandit,
Raidit... Ciel ! la goutte, la perle
Avant-courrière vient briller
Au méat rose : l'avaler,
Moi, je le dois, puisque déferle
Le mien de flux, or c'est mon lot
De faire tôt d'avoir aux lèvres
Ton gland chéri tout lourd de fièvres
Qu'il décharge en un royal flot.

18 août 2010

Verlaine-hombres- 8

IV

BALANIDE

II

Gland, point suprême de l'être






De mon maître,
De mon amant adoré
Qu'accueille avec joie et crainte,
Ton étreinte
Mon heureux cul, perforé
Tant et tant par ce gros membre
Qui se cambre,
Se gonfle et, tout glorieux





De ses hauts faits et prouesses,
Dans les fesses
Fonce en élans furieux.—
Nourricier de ma fressure,
Source sûre
Où ma bouche aussi suça,
Gland, ma grande friandise,
Quoi qu'en dise
Quelque fausse honte, or, çà,






Gland, mes délices, viens, dresse
Ta caresse
De chaud satin violet
Qui dans ma main se harnache
En panache
Soudain d'opale et de lait.
Ce n'est que pour une douce
Sur le pouce
Que je t'invoque aujourd'hui
Mais quoi ton ardeur se fâche…
O moi lâche!
Va, tout à toi, tout à lui,
Ton caprice, règle unique.
Je rapplique
Pour la bouche et pour le cu
Les voici tout prêts, en selle,






D'humeur telle
Qui te faut, maître invaincu.
Puis, gland, nectar et dictame
De mon âme,
Rentre en ton prépuce, lent

Comme un dieu dans son nuage,
Mon hommage
T'y suit, fidèle—et galant.

Verlaine-hombres- 7

BALANIDE
I




C'est un plus petit coeur
Avec la pointe en l'air;
Symbole doux et fier
C'est un plus tendre coeur.
Il verse ah! que de pleurs
Corrosifs plus que feu
Prolongés mieux qu'adieu,
Blancs comme blanches fleurs!
Vêtu de violet,
Fait beau le voir yssir,
Mais à tout le plaisir
Qu'il donne quand lui plaît!
Comme un évêque au choeur
Il est plein d'onction
Sa bénédiction
Va de l'autel au choeur.
Il ne met que du soir
Au réveil auroral
Son anneau pastoral
D'améthyste et d'or noir.
Puis le rite accompli,
Déchargé congrûment,
De ramener dûment
Son capuce joli.



11 août 2010

Verlaine-hombres- 6





Même quand tu ne bandes pas,
Ta queue encor fait mes délices
Qui pend, blanc d'or entre tes cuisses,
Sur tes roustons, sombres appas.
—Couilles de mon amant, soeurs fières
À la riche peau de chagrin
D'un brun et rose et purpurin,
Couilles farceuses et guerrières,
Et dont la gauche balle un peu,
Tout petit peu plus que l'autre
D'un air roublard et bon apôtre
À quelles donc fins, nom de Dieu?—
Elle est dodue, ta quéquette
Et veloutée, du pubis
Au prépuce fermant le pis,
Aux trois quarts d'une rose crête.
Elle se renfle un brin au bout


Et dessine sous la peau douce
Le gland gros comme un demi-pouce
Montrant ses lèvres justes au bout.
Après que je l'aurai baisée
En tout amour reconnaissant,
Laisse ma main la caressant,
La saisir d'une prise osée,
Pour soudain la décalotter,
En sorte que, violet tendre,
Le gland joyeux, sans plus attendre,
Splendidement vient éclater;
Et puis elle, en bonne bougresse
Accélère le mouvement
Et Jean-nu-tête en un moment
De se remettre à la redresse.
Tu bandes! c'est ce que voulaient
Ma bouche et mon { cul!
{ con… choisis, maître.
Une simple douce, peut-être?
C'est ce que mes dix doigts voulaient.
Cependant le vit, mon idole,
Tend pour le rite et pour le cul—
Te, à mes mains, ma bouche et mon cul
Sa forme adorable d'idole.
1891.


Verlaine-hombres- 5






Il est mauvais coucheur et ce m'est une joie
De le bien sentir, lorsqu'il est la fière proie
Et le fort commensal du meilleur des sommeils
Sans fausses couches—nul besoin? et sans réveils,
Si près, si près de moi que je crois qu'il me baise,[1]
En quelque sorte, avec son gros vît que je sens
Dans mes cuisses et sur mon ventre frémissants
Si nous nous trouvons face à face, et s'il se tourne
De l'autre côté, tel qu'un bon pain qu'on enfourne
Son cul délicieusement rêveur ou non,
Soudain, mutin, malin, hutin, putain, son nom



De Dieu de cul, d'ailleurs choyé, m'entre en le ventre,
Provocateur et me rend bandeur comme un { chantre,
{ diantre,
Ou si je lui tourne semble vouloir
M'enculer ou, si dos à dos, son nonchaloir
Brutal et gentil colle à mes fesses ses fesses,
Et mon vit de bonheur, tu mouilles, puis t'affaisses
Et rebande et remouille,—infini dans cet us.
Heureux moi? Totus in benigno positus:

1891.



Verlaine-hombres- 4





DIZAIN INGÉNU

O souvenir d'enfance et le lait nourricier
Et ô l'adolescence et son essor princier!
Quand j'étais tout petit garçon j'avais coutume
Pour évoquer la Femme et bercer l'amertume
De n'avoir qu'une queue imperceptible bout
Dérisoire, prépuce immense sous quoi bout
Tout le sperme à venir, ô terreur sébacée,
De me branler avec cette bonne pensée
D'une bonne d'enfant à motte de velours.
Depuis je décalotte et me branle toujours!




08 août 2010

Verlaine ' hombres'



Monte sur moi
Monte sur moi comme une femme
Que je baiserais en gamin
Là, c’est cela. T’es à ma main?
Tandis que mon vit t’entre, lame

Dans du beurre, du moins ainsi
Je puis te baiser sur la bouche,
Te faire une langue farouche
Et cochonne et si douce, aussi!

Je vois tes yeux auxquels je plonge
Les miens jusqu’au fond de ton coeur
D’où mon désir revient vainqueur
Dans une luxure de songe.

Je caresse le dos nerveux,
Les flancs ardents et frais, la nuque,
La double mignonne perruque
Des aisselles et les cheveux !


Ton cul à cheval sur mes cuisses
Les pénètre de son doux poids
Pendant que s’ébat mon lourdois
Aux fins que tu te réjouisses,

Et tu te réjouis, petit,
Car voici que ta belle gourde
Jalouse aussi d’avoir son rôle,
Vite, vite, gonfle, grandit,

Raidit... Ciel ! la goutte, la perle
Avant-courrière vient briller
Au méat rose : l’avaler,
Moi, je le dois, puisque déferle

Le mien de flux, or c’est mon lot
De faire tôt d’avoir aux lèvres
Ton gland chéri tout lourd de fièvres
Qu’il décharge en un royal flot.


Lait suprême, divin phosphore
Sentant bon la fleur d’amandier,
Où vient l’âpre soif mendier,
La soif de toi qui me dévore

Mais il va, riche et généreux,
Le don de ton adolescence,
Communiant de ton essence,
Tout mon être ivre d’être heureux




Verlaine-Hombres- 3

MILLE ET TRE
Mes amants n'appartiennent pas aux classes riches :
Ce sont des ouvri
ers faubouriens ou ruraux,
Leurs quinze et leurs vingt ans sans ap
prêts sont mal chiches
De force assez brutale et de procédés gros.
Je les goûte en habits de travail, cotte et veste ;
Ils ne sentent pas l'a
mbre et fleurent de santé
Pure et simple ; leur marche un peu lourde,
va preste
Pourtant, car jeune, et grave en l'élasticité ;
Leurs yeux francs et matois crépitent de malice

Cordiale et des mots naïvement rusés
Partent non sans un gai juron qui les épice
De leur bouche bien fraîche aux solides baisers ;
Leur pin
e vigoureuse et leurs fesses joyeuses
Réjouissent la nuit et ma queue et mon cu ;
Sous la lampe et le petit jour, leurs chairs
joyeuses
Ressuscitent mon désir las, jamais vaincu.
Cuisses, âmes, mains, tout mon être pêle-mêle,
Mémoire, pieds, coeur, dos et l'oreille et le nez
Et la fressure, tout gueule une ritournelle,
Et trépign
e un chahut dans leurs bras forcenés.
Un chahut, une ritournelle fol et folle
Et plutôt divin
s qu'infernals, plus infernals
Que divins, à m'y perdre, et j'y nage et j'y vole,
Dans leur sueur et leur haleine, dans ces bals.
Mes deux Charles l'un jeune tigre aux yeux de chattes
Sorte d'enfant de choeur grandissant en soudard,
L'autre, fier gaillard, bel effronté que n'épate
Que ma pente vertigineuse vers son dard.

Odilon, un gamin, mais monté comme un homme
Ses pieds aiment les miens épris de ses orteils
Mieux encore mais pas plus que de son reste en somme
Adorable drûment, mais ses pied
s sans pareils !
Caresseurs
, satin frais, délicates phalanges
Sous les plantes, autour des chevilles, et sur
La cambrure veineuse et ces baisers étranges
Si doux, de quatre pieds, ayant une âme, sûr !
Antoine, encor, proverbial quan
t à la queue,
Lui, mon roi triomphal et mon suprême Dieu,
Taraudant tout mon coeur de sa prunelle bleue
Et tout mon cul de son épouvantable
épieu.
Paul, un athlète blond aux pectoraux
superbes
Poitrine blanche, aux durs boutons s
ucés ainsi
Que le bon bout ; François, souple comme des gerbes

Ses jambes de danseur, et beau, son chibre aussi !
Auguste qui se fait de jour en jour plus mâle

(Il était bien joli quand ça nous arriva)
Jules, un peu putain avec sa beauté pâle.
Henri, me va en leurs conscrits qui, las !
s'en va ;
Et vous tous ! à la file ou confondus en bande
Ou seuls, vision si nette des jour
s passés,
Passions du présent, futur qui croît et bande
Chéris sans nombre qui n'êtes jamais assez !

Verlaine-Hombres- 2


.....Mais comparer le cul de l'homme à ce bon cu À ce gros cul moins voluptueux que pratique Le cul de l'homme fleur de joie et d'esthétique Surtout l'en proclamer le serf et le vaincu, "C'est mal," a dit l'amour. Et la voix de l'Histoire. Cul de l'homme, honneur pur de l'Hellade et décor Divin de Rome vraie et plus divin encor, De Sodome morte, martyre pour sa gloire.