08 septembre 2020

night flight **

L'avion survolait maintenant l'atlantique.  Du moins c'est ce qu'il supposait.  Demain matin il atterrirait à Roissy Charles de Gaulle. Épuisé comme d'habitude car jamais il ne trouvait le sommeil en avion. 
Les hôtesses avaient distribué les repas du soir,  les lumières s'étaient éteintes.  La cabine baignait dans la lumière bleutée des écrans individuels offrant aux rares passagers des longs métrages pour passer le temps avant endormissement. Certains sans doute sommeillaient déjà. 



Dans ce calme nocturne,  seul, par chance il était seul sur sa rangée, il pensait à celui qu'il venait de quitter,  celui qu'il ne reverrait pas avant un long,  trop long moment.  

Son cœur se serrait à cette perspective et il tentait de concentrer ses pensées sur les bons,  les fabuleux moments passés ensemble.  Les belles promenades dans New York sous la douceur de son été indien,  les soirées au blue note, 
.. et son corps,  son corps aimé et les délices de l'amour.  Sa queue à ces évocations durcissait sous son survêtement. 
Trop de pression, trop de stress accumulé, il devait se calmer, calmer son corps tendu vers le corps inaccessible de l'aimé.
Il tenta pour cela de regarder un film dans la sélection proposée par la compagnie aérienne. Un bon film d'action, un "pan pan culcul" comme il aimait à les définir; un truc plein de coup de feu, de cascades de voitures et de séquences dans e monde entier. Mais rien n'y fit. Sa queue était toute raide dans son boxer
et poussait sans cesse, endolorie,  sur le tissu. Alors il osa, rien d'autre à faire pour se calmer et penser à autre chose peut-être bien s'endormir.

Il baissa son pantalon de survêtement,  libéra son membre gonflé de sang, dur à rompre.  C'était de la folie il le savait mais c'était devenu au-dessus de ses forces,  il le fallait,  il devait jouir et s'apaiser enfin.


Nul ne bougeait dans cet avion,  nul bruit non plus si ce n'était le bourdonnement des écouteurs et .... le flop flop de sa sauvage  branlée. 
Il souleva son sweater, il était maintenant presque nu. Il aurait voulu en cet instant se faire surprendre par le beau Stewart qui avait servi les repas,  sentir sa bouche autour de son sexe tuméfié,  ses mains titillant ses tétons.

À cette évocation,  dans un gémissement étouffé il jouit brutalement,  de longs jets de sperme jaillirent souillant son torse découvert.
C'était bon,  il allait mieux.  Il se rhabilla laissant le foutre se mêler au coton de son sweater.  Il aimait cela, il se sentait mieux.  Il avait maintenant sommeil. ! Peut être allait-il enfin dormir en avion.




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