
Il était là juste devant moi, juste une rangée devant sur le siège couloir. Un polo à bandes multicolores genre " délavées", un caleçon verdâtre dépassant d'un pantalon beige tout aussi informe. Mais ce qui avait attiré mon regard c'était ses bras entièrement tatoués, sa nuque tout aussi colorée sous une petite tête au cheveux très court. Ce ne pouvait être son look ou sa dégaine qui m'attirait autant. Pourtant, J'avais bien du mal à quitter mon regard tant il me fascinait. Bien sûr, je devais dégager tellement d'hormones qu'il ne pouvait ne pas ressentir. Il se retourna. Nos regards se croisèrent. Un instant, juste un instant. Bleu, bleu intense le regard. Un frisson soudain, un chaleur intense au creux des fesses. Le nez dans mon assiette, vite.
Aéroport, odeur de kérosène, vrombissement de réacteurs, file d'attente pour un taxi, la nuit. Il était là dans la file. Son caleçon dépassait toujours de son pantalon; c'est con, je sais mais j'aime bien ça, j'aime bien voir les caleçons ou les ceintures de slip dépasser des pantalons.
Aéroport, odeur de kérosène, vrombissement de réacteurs, file d'attente pour un taxi, la nuit. Il était là dans la file. Son caleçon dépassait toujours de son pantalon; c'est con, je sais mais j'aime bien ça, j'aime bien voir les caleçons ou les ceintures de slip dépasser des pantalons. Cette image me plaisait, c'était sans doute la dernière qu'il m'était donné de capter avant que nos routes se séparent. Et puis soudain son regard, éclair bleuté qui me vrille sur place
Mon sac dans le coffre, une portière qui claque, les lumières de la ville qui défilent. peu de mots échangés. Nous n'étions pas dans le même hôtel et étions convenus de nous retrouver peu après dans le sien à deux pas du mien.
Chambre 3241, un long couloir, une porte: 3241, voilà c'est là. Il était là devant moi, un joint au bec et déjà en caleçon. Sans un mot, il me tendit une bière, me fit signe de prendre place avec lui sur le lit tandis qu'il préparait un nouveau pétard.
Dans la pénombre de la chambre, nous fumions dans le silence à peine troublé par la tv en sourdine et les bruits de la rue 32 étages plus bas. J'étais bien. Nous avions à peine échangé dix mots et nous ne connaissions pas encore nos prénoms. Comment cela allait-il se terminer? Je n'en savais rien et à vrai dire n'avait plus aucune importance, le shit aidant. J'avais posé ma tête sur sa cuisse et regardait le plafond tout en tirant de temps en temps sur les joints qu'il me tendait.
Sa main sous ma chemise me caressait le torse et moi je caressais le bras tatoué qui prolongeait cette main. C'était bien, c'était bon, juste bon, cool.
je tournai mon regard vers lui, vers ce corps sec et coloré qui me surplombait, vers cet improbable boxer et cette béance entre le tissu et la chair. J'osai, j'osai porter ma main dans cet interstice, caresser la peau de sa cuisse sous le tissu et enfin ce gland qui affleurait.
Il s'approcha alors et me baisa les lèvres. Ce fut comme un bénédiction, un encouragement à aller de l'avant.
J'approchai alors mon visage du tissu, le baisai cherchant déjà sa protubérance. Bien vite nous fûmes nus.
Je caressais son corps sec, parcourais des lèvres les circonvolutions colorées tandis que sa langue cherchais son chemin entre mes fesses.
Son pubis rasé et vierge de toute couleur me fascinait, c'était le seul endroit ou presque de son corps où sa peau, si blanche presque translucide apparaissait dans toute sa fragilité.
Sa queue fine et courbe se dressait sous mes caresses ou plutôt se courbait! Je la pris tout entière, sa courbure si marquée me chatouillant la glotte.
Un régal, tout en finesse et d'une étonnante rigidité. Tout comme ses délicieuses petits abricots bien fermes à la peau délicieusement ridée. La peau de son périnée, rasé de près, était d'une douceur extrême, tout comme le creux de ses fesses offrant à peine cachée sa merveilleuse rosace que je fouillais déjà de ma langue avide avec d'autant plus de plaisir.
Tout cela se déroulait, beuh aidant, comme dans un rêve. Atmosphère ouatée, lumière changeante au gré du téléviseur diffusant en sourdine, chuchotements, crissements des draps, frottement des corps, succions.
Longtemps, nous fîmes la découverte de nos corps, de nos sens. Puis il pris mon sexe dans la main et sans me quitter des yeux, s'arrima à moi, profondément.
Tandis que j'allais et venais en lui, à son rythme, selon son bon vouloir, sans me quitter des yeux, il flattait sa queue torve. Je résistais, je ne voulais pas jouir seul mais j'étais sous son contrôle. N'y tenant plus, agrippé à ses fines hanches, dans un spasme profond, je lâchai les vannes en lui, au plus profond de lui. Alors il se retira, s'approcha de moi, et en quelques instants couvrit mon torse et mon visage de sa semence. Avant de venir dans une tendresse inouïe, la lécher et la partager avec moi.Il fallut bientôt partir. La rue déserte autour de moi me glaçait. Nous n'avions pas échangé nos noms.
101011

...C'est bon de te lire, c'est excitant, quelques fois frustrant...
RépondreSupprimerTes mots provoquent des envies et des désirs...
Je ressens le même sentiment que Shadrak...
RépondreSupprimerPierre
Oui,une envie de se laisser aller,même si comme le dit Shadrak,il y a de la frustration,mais tellement d'envies et de désirs à assouvir sans se poser de questions!
RépondreSupprimerPierre