je l'écoute en boucle; d'abord parce que c'est un grand moment de musique, de riches orchestrations , d'accompagnements originaux,.. les paroles sont "superbes",.. bref un grand disque.

Alors que les Sciences Po Paris venaient de lancer leur revue sexy qui a fait jaser – L’Imparfaite (une revue érotique pour pervers de toutes obédiences), il fallait bien que les lillois ripostent à leur façon. On peut considérer que c’est chose faite, avec La Liberté de la Fesse. Tout commence avec des 3ème année partis "érasmusser" vers d’autres contrées lointaines... Pour garder contact avec les copains, pas de carte postale, mais une photo et un beau paysage qu’on poste sur Facebook. Attention, pas n’importe quel cliché de touriste ! Sourire gencive et chapeau de paille : non merci. L’idée est plus recherchée que ça (hey ho, c’est Sciences Po). Il faut poser les fesses à l’air, et pas dans n’importe quelle position. Il ne s’agit pas de s’exhiber à 4 pattes avec une plume dans le derrière, mais de prendre une pose artistique et toujours la même : la pose D.I.S.C.O. Jambes légèrement écartées, main droite sur la hanche, l’autre qui pointe vers la lune et ce, quoi qu’il arrive.
Le trip a la cote et un véritable mouvement est né. Tous les étudiants de l’IEP de Lille veulent eux aussi partager leurs beaux paysages. Les 4 jeunes gens, à l’origine du mouvement décident alors de répertorier toutes les photos sur un site : "La liberté de la fesse". On peut donc y faire le tour du monde en passant par l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’ Australie, on s’arrête sur un rocher en Namibie et on finit les pieds dans la neige aux US. Notons quand même que c’est une tâche bien périlleuse, puisque certains ont dû passer par la cellule de dégrisement, en attendant qu’une bonne âme leur apporte un caleçon. Et non, c’était pas chez les prudes Américains ou chez les Chinois, mais dans notre douce contrée, la France. Si, si.

N’essayez pas d’y trouver un message caché, il n’y en a pas. En tout cas les petits malins ont bien compris que le cul rapporte des clics. Pas moins de 15000 visites par mois et des centaines de clichés, dont pas mal qui en valent le c… le coup (facile). Ne soyez pas jaloux, si vous aussi l’envie vous prend de montrer votre assise à la terre entière, vous pouvez envoyer vos clichés, ils seront peut être publiés dans la catégorie " prix du Jury ", qui regroupe les meilleures prises. Évidemment, il faut savoir montrer son cul sur fond de paysages incongrus !
est une petite perle retrouvée, un "inédit". C'est un court roman ou une longue nouvelle, genre habituel chez Zweig, qui raconte l'histoire d'un homme, John Limpley, expansif dans tout ce qu'il est, vit et ressent. Il s'installe dans la campagne anglaise avec sa femme, par opposition très calme voire effacée. Cette attitude exacerbée va peu à peu agacer les voisins avec qui il a noué des liens d'amitié. Pensant l'apaiser, ou du moins canaliser cette énergie ils vont lui offrir un chien, Ponto. Adulé par John, le molosse se transforme en tyran jusqu'au jour où l'amour inconditionnel que son maître lui voue est détourné et porté sur son enfant à naître. Nous avons là tous les éléments d'un drame annoncé. La brièveté du récit rend la tension encore plus palpable. Zweig nous offre encore dans ce roman une analyse psychologique fine de ses personnages au service d'une intrigue qui met en lumière les conséquences dramatiques que peuvent avoir l'obsession et l'exacerbation des sentiments. Une vraie friandise à déguster sans modération
Simon Rattle a coutume de comparer l'union d'un chef et d'un orchestre à un couple : le cap difficile est celui de la septième année. Cela fait maintenant huit ans que le chef britannique est directeur musical du Philharmonique de Berlin et, malgré les tensions et les critiques, les musiciens ont renouvelé son mandat jusqu'en 2018. On comprend pourquoi, après avoir entendu les deux concerts qu'ils ont donnés vendredi et samedi à Paris, Salle Pleyel : deux moments de griserie orchestrale sans équivalent.
ent, ils passent nos mecs de rencontres. qu'en reste t-il? que reste t-il de Valentin, mon adorable roux d'il y peu, d'Antoine le dernier en date, rencontré chez IDM et dont je n'ai pas encore parlé ici. Que reste t-il de ceux dont je n'ai même pas demandé le prénom. Pourtant, pour beaucoup, le plaisir, l'émotion furent au rendez-vous. Pour certains, j'ai, nous avons eu du mal à séparer nos corps, nous avons eu du mal à nous quitter, pour d'autres, départs furtifs, regards gênés au petit matin. que reste t'il donc. Souvent, un grain de peau, souvenir diffus au bout de mes doigts, des regards volés par le plaisir, des abandons, des effluves intimes enfin, qui longtemps s'accrochent à ma mémoire. Mais, doucement, sûrement, le temps efface, ces souvenirs, ces sensations éprouvées. Doucement donc, ces être rencontrés, croisés, aimés oui aimés quelques instants de solitude en moins, deviennent évanescents, une ombre dans ma mémoire; ont-ils existé finalement. Si j'osais, si j'osais, je leur demanderais de poser pour moi, comme ça, juste avant ou juste après.. si j'osais, si j'osais, j'essaierais de les immortaliser en douce, quand ils ne s'y attendent pas, dans ces moments où juste avant où juste après on se prépare ou on se douche, ou on se déshabille ou on se rhabille. déjà, je l'avoue, quelques fois, je garde pour moi des souvenirs d'eux. Quand l'émotion fut intense, quand il n'est pas possible de se revoir -d'ailleurs il n'est jamais possible de se revoir- il m'est déjà arrivé, vous le savez, de subtiliser un t-shirt ou mieux un boxer, un slip ou un caleçon. Si possible celui qu'il portait ce soir là. Mais jamais, jamais, il ne me reste, le regard, l'étonnement, la curiosité, l'inquiétude, le désir inscrit à la commissure des lèvres. ces images s'estompent, disparaissent et laissent, in fine la place à un peu d'amertume, de regret qui lentement se stratifie.

