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04 mai 2021

c'est du vécu!!




et oui, je sais que peu ou prou, nous avons tous vécu des moments superbes et difficiles comme ceux là. La chanson est belle, et les acteurs aussi ... alors regardons.






03 mars 2014

Elie Lieb

{Young Love}

When I was twenty two, the day that I met you. 
When you took my hand through the night 
it was getting late and you asked me to stay.
And hold you until we see light.
Shut the door and turn the lights off 
and put up your dukes tonight.

Cause this love is getting dangerous and I need some more tonight.
Your touch is contagious you know what I need tonight. 
I can't run and I can't hide. 
I'll be wasted by the light. 
I'm undone but I'm alive. 
Don't ever wanna see the morning light.

When I was young in love, when you were everything. 
We'd stay up and drink through the night.
Laying on the roof I put my hands on you.
You said our love will never die.
Shut the door and turn the lights off 
and put up your dukes tonight.

Cause this love is getting dangerous and I need some more tonight.
Your touch is contagious you know what I need tonight. 
I can't run and I can't hide.
I'll be wasted by the light.
I'm undone but I'm alive. 
Don't ever wanna see the morning light.

And if we go down with this ship.
We go down together 
and if we should die tonight.
It's you and me forever. 
Forever you and I 
together until we die. 
And I'll be right next to you 
even on the other side.

Cause this love is getting dangerous and I need some more tonight.
Your touch is contagious you know what I need tonight.
I can't run and I can't hide.
I'll be wasted by the light.
I'm undone but I'm alive. 
Don't ever wanna see the morning light.

Cause this love is getting dangerous, I need some more tonight.
Your touch is contagious I need so more tonight.
I can't run and I can't hide. 
I need so more tonight.
I'm undone but I'm alive.
Don't ever wanna see the morning light.

When I was twenty two the day that I met you.
When you took my hand through the night.

20 février 2013

ça passe en boucle aussi...

Il s'appelle Cassidy Haley, Haley chante et joue de la guitare acoustique et du piano. Dans une une interview, il a parlé des avantages et des inconvénients d'être un musicien indépendant, " Vous savez que j'ai une idée vraiment claire de ce que je veux faire et comment je veux entendre et comment je veux regarder. Mais vous ne pouvez pas vraiment rivaliser avec la machine marketing d'une étiquette principale ».
 Il a crée son propre label de musique en Décembre 2009, Rebel sunchine Records. 
Haley a écrit et produit son premier  album , Petits garçons et les dinosaures. Il a de superbes clips, que je vous encourage à regarder et les chansons sont, de mon point de vue hyper bien léchées. 




son interview, édifiante la suractivité de ce gars!

 



Ca passe en boucle chez moi

Voilà une chanson à écouter d'urgence! et un clip à admirer d'urgence too!
Oooo ooo oooooo oooo
Oooo ooo oooooo oooo

Once i was a very young man, and very young man are none to clever
Sailed across to faraway lands
And faraway towns of tin an terror
Ran amok in a strip called love
Lost my mind in the streets of neon
Now I’m coming on back
Help me up move right, left foot forward
Oh we had a merry old time, but merry old times don’t count for nothing
Cocaine, song and women and wine
Memories blur and they make me shudder
Bed in the morning, eight, four, five, couple of days to get my head off

Now I’m comming on back
Help me up move right left foot forward
To Gho Gho Gho Gho Gho Gho Gho
(Oooo ooo oooooo oooo)
I’m troubled by gho Gho Gho Gho Gho Gho Ghosts in heaven
Oooo ooo oooooo oooo

Far below the shiniest stars, shiniest stars won’t shine for ever
Take your soul and you can go far,
If you don’t fall from grace of favor
Golder weights are those who star
You can take now and I’ll take never

Now I’m comming on back
Help me up move right left foot forward
To Gho Gho Gho Gho Ghooo Gho Gho
(Oooo ooo oooooo oooo)
I’m troubled by gho Gho Gho Gho Gho Gho Ghosts in heaven
Oooo ooo oooooo oooo
Gho Gho Gho Gho Ghooo Gho Gho
I’m troubled by gho Gho Gho Gho Gho Gho Ghosts in heaven
Oooo ooo oooooo oooo
Oooo ooo oooooo oooo

Soon I’ll be a very old man, and very old men they dream of summers
Spent with falls in faraway clans
While hometown crowds sing hymns of courage
Ran amok in a striṗ called love
Lost my mind in the streets of neon
Now I’m coming on home
Help me up move right left foot forward


 The Presets - Ghosts-





     

03 juillet 2011

adeeeele!

j'adore!!

23 mai 2011

les noces, encore et toujours


Les Noces de Figaro

La subtilité de Strehler fait toujours recette


L'opéra Bastille reprend avec bonheur la légendaire mise en scène des « Noces de Figaro » de Mozart créée par Giorgio Strehler en 1973. L'équipe artistique est de premier ordre sous la baguette brillantissime de Philippe Jordan.

Adéquation parfaite entre texte et musique. Pas de transposition, d'anachronisme, de contresens, ni de parti-pris contestable. Fluidité du spectacle qui semble couler de source sans entraver les chanteurs.... La mise en scène des « Noces de Figaro », créée par Giorgio Strehler à l'Opéra royal de Versailles en 1973, fait toujours recette. Toute la subtilité du directeur du Piccolo Teatro de Milan qui - on l'a oublié depuis - a révolutionné en douceur la mise en scène d'opéra transparait, sans donner l'impression de routine qui se dégage souvent des reprises en l'absence du metteur en scène, disparu en 1997. Légendaire, cette production a été donnée depuis une vingtaine de fois à Paris, avec plus ou moins de bonheur, passant des salles bonbonnières de Versailles et de l'Opéra Garnier à celle, plus ingrate, de l'Opéra Bastille.

On a vu plusieurs de ces reprises au fil de leur histoire et l'on doit reconnaitre que celle qui se donne en ce moment à l'Opéra Bastille est l'une des meilleures. Elle consacre la rupture opérée par le nouveau directeur de l'Opéra national de Paris, Nicolas Joël, par rapport à son prédécesseur, Gerard Mortier, qui avait fait table rase du passé et confié la mise en scène des mêmes « Noces » au décapant Marthaler. Mortier n'avait pas hésité à envoyer à la casse les décors originaux de la production Strehler après les dernières représentations de 2003. Ceux de cette reprise proviennent de la Scala de Milan où elle a été donnée en 1981 sous la direction de Riccardo Muti.
Deux des plus proches collaborateurs du maître milanais officient toujours et contribuent à la perpétuation de ses intentions : son assistant à la mise en scène Humbert Camerlo et le décorateur Ezio Frigerio. Mais la réussite de cette reprise tient aussi pour beaucoup à l'engagement de l'équipe artistique qui s'approche de la perfection atteinte en 1973 sous la baguette de Georg Solti. A commencer par le jeune chef maison, Philippe Jordan qui confère à l'Orchestre et au choeur de l'Opéra de Paris une brillance rare et confirme avec ce morceau de bravoure que sont les « Noces » sa maîtrise du répertoire classique. La distribution vocale est aussi de premier ordre, notamment dans les deux couples en lice. D'un côté les aristocrates : Barbara Frittoli, émouvante comtesse pleurant l'amour perdu de son volage de mari, et le formidable Ludovic Tézier, comte Almaviva désarmant dans sa quête frénétique du plaisir. De l'autre les domestiques : Ekaterina Syurina, piquante Susanna, et Luca Pisaroni, Figaro de très belle prestance.

13 mars 2011

12 mars 2011

opera

"Siegfried" à Bastille, épreuve visuelle, bonheur musical (le monde 2/3/11)

Les programmes de salle, de l'Opéra de Paris, ont gardé, depuis l'arrivée de Nicolas Joël, l'actuel directeur de l'établissement, un excellent contenu, mais diffèrent désormais par leur iconographie. Alors que, du temps de Gerard Mortier, les références à l'art et à l'urbanisme contemporains étaient fréquentes, les clichés d'époque et le patrimoine documentaire de la maison (ou celui de la vaste collection de notre confrère André Tubeuf sont devenus la règle. En l'occurrence, les planches de costumes où l'on voit les Siegfried de "tradition" (peau de bête, casque à cornes et cothurnes) constituent un singulier contraste avec le vêtement que le metteur en scène, Günter Krämer, et son costumier, Falk Bauer, ont imposé à Torsten Kerl, le rôle-titre de cette nouvelle production de Siegfried, de Richard Wagner. Imaginait-on que le jeune héros, chanté par un chanteur rotond, puisse être affublé d'une salopette de pompiste bien serrée et moulante et de dreadlocks blondes qui font irrésistiblement penser à Obélix ? Tous les ténors n'ont pas la chance d'avoir le physique de rêve de Jonas Kaufmann, mais pourquoi souligner des désavantages qui seraient peut-être passés inaperçus avec un costume un peu plus pensé ?Ce n'est pourtant pas le pire de ce qu'on voit dans ce troisième volet de la "Tétralogie" (un prologue et trois "journées"), de Wagner, en cours d'intégrale à l'Opéra Bastille. On avait coulé sec pendant L'Or du Rhin, cru avoir atteint le fond avec La Walkyrie. Mais on patauge dans la vase avec Siegfried. Mime est une folle furieuse habillée façon Deschiens, qui cultive de la marijuana dans sa cuisine ; Fafner un chef de gang narcotrafiquant sud-américain (on a échappé de peu à Brünnhilde en Ingrid Betancourt) ; Siegfried un bonhomme Michelin ; L'Oiseau, une randonneuse en treillis qui s'exprime en langage des signes ; Erda, en robe de grand deuil, un rat de bibliothèque au design façon Jean Nouvel. Etc. Une vraie fatralogie."Les yeux fermés" Comme l'écrivait si justement Romain Rolland en 1908, dans un extrait cité par le programme de salle : "On pourrait dire (...) que la meilleure façon de suivre une représentation de Wagner, c'est de l'écouter, les yeux fermés. Si complète est la musique, si puissante est sa prise sur l'imagination, qu'elle ne laisse rien à désirer ; et ce qu'elle suggère à l'esprit est infiniment plus riche que tout ce que les yeux peuvent voir." Ce soir, l'écrivain avait plus que jamais raison.

On a aimé l'essentiel de la distribution en dépit d'une Brünnhilde (Katarina Dalayman) ordinaire et d'un Mime (Wolfgang Ablinger-Sperrhacke) plus ridicule que grotesque. Il manque au pâle Wotan de Juha Uusitalo le "creux" harmonique (quelles résonances !) de Stephen Milling, fantastique Fafner. Torsten Kerl (Siegfried) tient ce rôle exigeant en dépit d'une voix un peu étroite et fermée dans l'aigu. Mais il est bon musicien et son deuxième acte était exceptionnel.

Les vrais héros de la soirée étaient l'Orchestre de l'Opéra de Paris et son directeur musical, le jeune chef suisse Philippe Jordan. Il dirige, apparemment de mémoire, en contact visuel intense avec ses musiciens dont la tenue, la concentration, exceptionnelles, témoignent du respect et de l'amour qu'ils portent à leur patron. Si, comme le dit Romain Rolland, Siegfried est une "symphonie épique", Jordan la conduit avec une intelligence et une maîtrise extraordinaires, mais qui ne sont pas particulièrement "épiques". Certains dénoncent même une façon un peu sèche et analytique de jouer Wagner. Pour notre part, ce Siegfried aura été, orchestralement, d'un raffinement idéal, d'un équilibre miraculeux. Et, pour tout dire, l'une des plus belles soirées wagnériennes qu'on ait connues.

17 janvier 2011

05 décembre 2010

sunday's movie (2)

     A tribute to longjohns thanks to Mylene Farmer!... 

sunday's movie (1)

a tribute to KYLIE



15 octobre 2010

CONCERT


Jonas Kaufmann, une voix en or toute au service de Schubert







Les rendez-vous avec le ténor allemand Jonas Kaufmann, 41 ans, semblaient impossibles : on se rend, le 4 décembre 2009, à la Scala de Milan, pour l'ouverture de saison avec Carmen, de Bizet : le Don José vedette est malade et se fait remplacer par une pâle doublure ; en mars 2010, il doit donner un récital avec piano dans le cadre des "Grandes Voix" : nouveau forfait ; ce 11 octobre, on devait le rencontrer à Barcelone, au lendemain d'un récital auquel il a dû renoncer, comme à l'entretien : la grippe à nouveau. Aussi, après tant de déconvenues, s'attendait-on à ce que le ténor annule dans la foulée, voire in extremis, son récital parisien, en report de celui du printemps.

Mais Jonas Kaufmann, remis, a honoré ce rendez-vous-ci, qu'un Théâtre des Champs-Elysées archicomble et sur les charbons ardents attendait. Un public composé d'élégantes, de "peoples" et de nombreux et sincères mélomanes. Mais un public bruyant : entre chaque lied de La Belle Meunière, de Franz Schubert, des salves catarrheuses le disputaient à des "chuts !" aussi tonitruants. Et puis, dans cette électricité ambiante, peu en osmose avec la délicatesse du cycle schubertien, on sentait l'auditoire prêt à déborder d'enthousiasme.

De sorte que, le dernier lied - tout de mélancolie morbide, chanté dans une sublime nuance pianissimo - à peine achevé, les spectateurs se sont vautrés dans une marée de "bravos !" sans même attendre la fin de la résonance du dernier accord joué par le pianiste Helmut Deutsch (accompagnateur scrupuleux mais court de son et sans génie). Le chanteur a eu alors un léger froncement du front et un demi-sourire où la résignation et le dépit n'étaient pas absents.

Jonas Kaufmann est beau, grand, mince, intelligent, il a une voix en or, est musicien comme peu de ténors le sont. Autant dire qu'il a tout pour lui. Son emploi du temps est effrayant, et il n'est pas rare qu'il jongle habilement - parfois moins habilement, ce qui le contraint à des désistements - entre opéras, concerts avec orchestre et récitals avec piano sur tous les continents.

Aussi subtil qu'éclatant

Certains observateurs, alertés par ses annulations, craignent pour sa voix, sa "durabilité" dans un métier où les ténors résistent moins bien que d'autres tessitures à la surchauffe. Mais la technique de Jonas Kaufmann est remarquable, la voix saine, ce que montre, mieux que tout autre exercice, celui, implacable, du récital : trois jours après une grippe, la voix est intacte (on a cru, après quelques lieder, déceler une fatigue des cordes vocales : il ne s'agissait apparemment que d'un "chat" dans la gorge) et les risques qu'il prend avec les nuances sont extraordinaires.

Le souffle et la ligne de chant sont d'une telle sûreté qu'ils lui permettent d'y poser, avec une belle liberté, les mots, prononcés dans une diction claire et intelligible. On peut juste regretter que le ténor abuse des sons couverts, qui sonnent parfois comme "baillés" (certains spécialistes de l'opéra le lui reprochent dans le répertoire italien et son nouveau disque, consacré au vérisme, chez Decca, est déjà l'objet de débats) et qu'il ait davantage de nuances que de couleurs dans sa palette vocale. Mais ce ne sont probablement que broutilles au regard d'un talent aussi subtil qu'éclatant.


La Belle Meunière, de Franz Schubert. Par Jonas Kaufmann (ténor), Helmut Deutsch (piano)., le 14 octobre, au Théâtre des Champs-Elysées.

13 octobre 2010

CONCERT


UN VOYAGE A L’INTERIEUR ET SUR LES MARGES

«J’avais onze ans et je savais jouer la première page et demie, peut-être. Je n’avais aucune idée de ce qu’était cette œuvre, mais ce que j’arrivais à lire et à jouer me fascinait.» Hélène Grimaud décrit son approche précoce, encore presque enfantine, de l’œuvre qui constitue le cœur de ce CD: «La Sonate d’Alban Berg, poursuit-elle, a été le point de départ de ce programme, qui parcourt de façon apparemment arbitraire l’histoire de la musique.» La pianiste décèle pourtant de subtiles voies de communication qui la conduisent géographique¬ment à travers le territoire de l’ancienne double monarchie danubienne. «Je sais bien que la Salzbourg mozartienne n’appartenait pas officiellement à l’Autriche et que Bartók se serait fermement élevé contre cette récupération. Il n’empêche que la musique de Mozart anticipe certaines choses qui s’épanouiront pleinement dans la musique de l’Empire austro-hongrois, chez Liszt et même chez Berg.»

Des résonances sont perceptibles. Des échos et des anticipations, des liaisons historiques transversales absolument passionnantes, qui s’associent dans la sonate de Berg. Le premier opus du maître viennois de l’atonalité est encore écrit «en si mineur», ce qui ne l’empêche pas d’explorer déjà tout le territoire tonal, jusqu’à ses limites. Cette œuvre constitue le point de départ conceptuel et le point culminant effectif du voyage sonore auquel Hélène Grimaud invite ses auditeurs à l’accompagner. Tout mène à la concentration harmonique et théma¬tique qu’atteint l’élève d’Arnold Schönberg dans son «chef-d’œuvre de compagnon». Dans la Sonate de Berg, tous les éléments de la forme sonate classique sont concentrés et rassem¬blés sans fioritures en un unique mouvement.

Mais la rigueur architecturale – un écho de l’ordre classique que Berg a emprunté à son maître – va de pair avec une richesse de contenu, une générosité émotionnelle que l’on rencontre rarement dans la musique moderne, laquelle atteint ici son premier sommet.

«On se dit qu’un morceau qui porte le numéro d’opus 1, déclare Hélène Grimaud, est obligatoirement une œuvre de jeunesse. Mais en réalité, la sonate incarne parfaitement ce que Berg a pu apporter au monde. Une expressivité suprême, qui émane, semble-t-il, directement de l’âme, qui ignore tout calcul – et en même temps, une pièce dont la structure est d’une clarté inimaginable.»

Les retrouvailles avec cette partition que la pianiste avait déjà considérée dans son enfance comme un trésor énigmatique et fascinant ont eu lieu en 2009: la célèbre interprète relit cette œuvre mystérieuse, que son professeur Pierre Barbizet avait copieusement annotée en couleurs et assortie d’un «sommaire» affectueux, collé sur la page de garde. Elle se révèle alors avec l’immédiateté d’une scène dramatique d’opéra romantique. «C’est un drame musical, dit la pianiste, coulé dans la forme miniature d’une sonate en un mouvement.»

D’où le rapport évident avec l’unique sonate, elle aussi en si mineur, du magicien des pianistes romantiques: «Franz Liszt écrit, lui aussi, une sonate en un seul mouvement, explique Hélène Grimaud, mais de dimensions gigantesques – wagnériennes même, pourrait-on dire. Sur le plan architectural, les mouvements d’une sonate en plusieurs sections se fondent ici avec la forme sonate, comprenant exposition, développement, reprise et coda. Encore des échos de choses connues, mais redéfinies et organisées de façon absolument inédite, concentrées dans un vaste parcours formel. Une fois de plus, la question n’est pas celle de la maîtrise de l’élaboration d’une telle construction. Le contrôle absolu qu’exerce Liszt sur la statique musicale n’implique pas obligatoirement une maîtrise tout aussi aboutie de l’expression. On assiste ici à la naissance d’un drame musical, commandé par les possibilités du piano, d’une sonate aussi théâtrale que peut l’être une sonate, opératique en un sens instrumental. N’oublions pas les éléments de l’histoire de la musique: Wagner n’aurait pas composé ses opéras si Liszt n’avait pas existé. En tout cas pas tels qu’il les a composés.»

Avec la sonate de Liszt, la pianiste se transforme en metteuse en scène, un vrai défi artistique à ses yeux: «Cela nous ramène, historiquement, à Mozart. En vérité, il écrit lui aussi des scènes d’opéra pour son instrument, il lui fait chanter des récitatifs et des arias. Il tire tout cela des possibilités du piano, il est pour son temps – ce qui le rapproche de Liszt et de Berg – un extrémiste de l’expression, ce qui, soit dit en passant, l’a également rendu intéressant pour Beethoven: les mouvements médians de la Sonate en la mineur de Mozart et de la Sonate “La Tempête” de Beethoven sont frères! La sonate de Mozart regorge de choses à venir; et elle parle un langage subjectif.»

La musique de Béla Bartók s’adresse à nous comme celle de Liszt et de Berg, mais par un biais légèrement différent. Il a cherché à définir musicalement le langage de façon plus concrète encore que ses prédécesseurs. Il se met en quête – à l’intérieur des frontières de la monarchie des Habsbourg, mais aussi après l’effondrement de celle-ci – de la vraie musique populaire, du langage authentique des hommes, dont il fait la source de son inspiration. Ce n’est pas sous forme d’échos mais directement, sans altération, qu’il nous la présente dans des œuvres comme les Danses populaires roumaines. Au terme de notre voyage musical vers l’Est, ces pièces nous font entendre l’expression la plus immédiate de l’homme qui chante et qui danse, là où l’expression du sujet se fond à nouveau dans la compréhension collective.

L'entretien avec Hélène Grimaud a été réalisé par Wilhelm Sinkovicz

10 octobre 2010

sunday's movie 1)

Guy's, il est devenu beau... et bon! Listen & watch!
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I'm Not Afraid to take a stand Everybody come take my hand We'll walk this road together, through the storm Whatever weather, cold or warm Just let you know that, you're not alone Holla if you feel like you've been down the same road Yeah, It's been a ride... I guess I had to go to that place to get to this one Now some of you might still be in that place If you're trying to get out, just follow me I'll get you there You can try and read my lyrics off of this paper before I lay 'em But you won't take this thing out these words before I say 'em Cause ain't no way I'm let you stop me from causing mayhem When I say 'em or do something I do it, I don't give a damn What you think, I'm doing this for me, so fuck the world Feed it beans, it's gassed up, if a thing's stopping me I'mma be what I set out to be, without a doubt undoubtedly And all those who look down on me I'm tearing down your balcony No if ands or buts don't try to ask him why or how can he From Infinite down to the last Relapse album he's still shit and Whether he's on salary, paid hourly Until he bows out or he shit's his bowels out of him Whichever comes first, for better or worse He's married to the game, like a fuck you for christmas His gift is a curse, forget the earth he's got the urge To pull his dick from the dirt and fuck the whole universe I'm Not Afraid to take a stand Everybody come take my hand We'll walk this road together, through the storm Whatever weather, cold or warm Just let you know that, you're not alone Holla if you feel like you've been down the same road (Verse 2) Ok quit playin' with the scissors and shit, and cut the crap I shouldn't have to rhyme these words in the rhythm for you to know it's a rap You said you was king, you lied through your teeth For that fuck your feelings, instead of getting crowned you're getting capped And to the fans, I'll never let you down again, I'm back I promise to never go back on that promise, in fact Let's be honest, that last Relapse CD was "ehhhh" Perhaps I ran them accents into the ground Relax, I ain't going back to that now All I'm tryna say is get back, click-clack BLAOW Cause I ain't playin' around There's a game called circle and I don't know how I'm way too up to back down But I think I'm still tryna figure this crap out Thought I had it mapped out but I guess I didn't This fucking black cloud's still follow's me around But it's time to exercise these demons These motherfuckers are doing jumping jacks now! I'm Not Afraid to take a stand Everybody come take my hand We'll walk this road together, through the storm Whatever weather, cold or warm Just let you know that, you're not alone Holla if you feel like you've been down the same road And I just can't keep living this way So starting today, I'm breaking out of this cage I'm standing up, Imma face my demons I'm manning up, Imma hold my ground I've had enough, now I'm so fed up Time to put my life back together right now It was my decision to get clean, I did it for me Admittedly I probably did it subliminally for you So I could come back a brand new me, you helped see me through And don't even realise what you did, believe me you I been through the ringer, but they can do little to the middle finger I think I got a tear in my eye, I feel like the king of My world, haters can make like bees with no stingers, and drop dead No more beef flingers, no more drama from now on, I promise To focus soley on handling my responsibility's as a father So I solemnly swear to always treat this roof like my daughters and raise it You couldn't lift a single shingle lonely Cause the way I feel, I'm strong enough to go to the club Put a ??? and lift the whole liquor counter up Cause I'm raising the bar, I shoot for the moon But I'm too busy gazing at stars, I feel amazing and I'm Not Afraid to take a stand Everybody come take my hand We'll walk this road together, through the storm Whatever weather, cold or warm Just let you know that, you're not alone Holla if you feel like you've been down the same road