02 juillet 2020

L'inconfort des berlines


Il y il y a bien longtemps que je n'ai pas fait de l'auto-stop j'ai dû me résoudre la semaine passée car, grève SNCF oblige et centralisme jacobin oblige, il m'était impossible de faire un Bordeaux Lyon facilement en train. Impossible également dans les délais impartis d'utiliser un blablacar. Me voilà donc, très tôt ce matin-là au péage de l'autoroute A89 espérant qu'une bonne âme accepte de s'arrêter et de me rapprocher de ma destination, Lyon.
Finalement, je n'eus pas à attendre trop longtemps.
Une Peugeot blanche s'approcha de moi, le chauffeur me demanda quelle était ma destination et ça devait être mon jour de chance ce jour-là car il allait effectivement directement à Lyon, quel soulagement ! C'était un garçon peut-être un peu plus jeune que moi, aimable, souriant, un beau sourire accentué encore par des yeux rieurs d'un bleu limpide. Le genre de regard, qui peut me faire chavirer rapidement. Et, effectivement je devins rapidement légèrement mal à l'aise.
 Nous parlions de tout et de rien depuis maintenant quelques kilomètres et je n'avais toujours pas osé vraiment le regarder en face. Ses yeux, ses gestes étaient élégance et charme, tout en lui me mettait dans un léger malaise ; clairement, à mon corps défendant, je succombais. Tout en lui m'attirait, et de peur qu'il ne le remarque, je fuyais, un vrai supplice.
Bien sûr, maintenant avec le recul, je sais qu'il n'était pas dupe de mon malaise qu'il s'en amusait et qu'il en jouait.
Très vite, il avait amené la conversation sur le sport, la muscu, les ambiances de vestiaires, les odeurs, la témérité des uns et la timidité les autres. Des remarques sympathiques sur mon physique.
- tu dois fréquenter les salles de sports!
Il fallut s’arrêter à une station-service faire le plein et se dégourdir un peu. 
Il me proposa de prendre un café et un peu de repos. J'en profitai pour me rendre aux toilettes pour uriner et me débarbouiller un peu ; sans doute aussi pour respirer un peu et reprendre mes esprits! Mais finalement que m'arrivait-il ? j'étais persuadé que ce type était gay tout comme moi, qu'il s'en était d'ailleurs aperçu, vu mon trouble et qu'il voulait s'en amuser un peu ; peut-être me draguait-il mais à ce stade cela ressemblait plutôt à un jeu ou une mise en boite de première. Pourquoi donc étais-je ainsi mal à l’aise ? je n'avais qu'à rentrer dans son jeu! de plus il était super canon!... Je décidai de me ragaillardir et, soulagé, je pissai avec plus d’entrain ! A peine avais-je déboutonné mon pantalon devant l'urinoir, qu'il se colla à celui à côté du mien avec un grand sourire :
- quel bonheur de pisser ! quel soulagement; aaah! c'est bon! hmm! pas mal! belle taille!
 je m'aperçus qu'il parlait de ma queue qu'il regardait sans honte aucune; je failli me pisser dessus en essayant pendant un instant de la remettre dans le slip. Retrouvant mon calme, je m'efforçais de terminer sans rien dire, concentré sur ma bite qui tout en livrant ses derniers jets, durcissait à mon corps défendant...
- Bon allez, bas les masques me dit-il en constatant ma gêne redoublée, tentant de remettre mon sexe semi rigide à sa place ;
- j'ai vite vu que tu n'étais pas insensible à ma personne et c'est évidemment réciproque, regarde comme je bande !...
Effectivement, il avait ouvert son pantalon et son boxer et sa queue s'offrait; courte et bien épaisse.
Que l'aventure commence ! cette scène de vérité m'avait non seulement soulagé et décoincé vis à vis de lui mais, maintenant, je sentais le désir monter inexorablement en moi. Ma bite gonflée de sang, à l'étroit dans mon jean me faisait souffrir.
A l'abri dans la voiture, nous échangeâmes quelques caresses et baisers et nous reprîmes la route à la recherche d'une aire plus discrète.
- baisse ton froc, j'ai envie de voir ta queue, de la tenir entre mes mains.
- n'oublie pas que tu conduits dis-je en m’exécutant trop heureux de soulager la compression exercée par mes vêtements trop serrés.
je déboutonnai les boutons de mon jean et baissai la ceinture de mon boxer pour libérer mon braquemart qui se dressa rapidement.
- Non, mieux que ça, baisse bien ton froc; je veux voir tes couilles, ton bas-ventre, tes poils, je veux renifler l'humidité de ton entrejambe.. En fait j’aimerais bien conduire et te voir complètement à poil à mes côtés !
je m'exécutai donc et me retrouvai nu sur le siège ; ça faisait bizarre surtout quand il doublait, j’avais l’impression que les passagers de la voiture doublée me voyait ou devinait ma gaule ; je  le laissai caresser ma queue, la décalotter et soupeser mes couilles; il passa ensuite ses doigts entre les poils de mon entrecuisse et les porta à son nez et à sa bouche.

-hmm, douces moiteurs, acres odeurs ! donne-moi ton boxer que je le hume, j’adore les odeurs intimes de mecs !
il conduisait de plus en plus vite, impatient de trouver un endroit tranquille. Dès qu'il le pouvait, il crachait dans sa main et venait me décalotter et caresser ma queue, mes couilles ; je restais ainsi, ma verge raide contre mon ventre, les cuisses écartées, une seule ombre au tableau, j’eusse souhaité qu'il regarde un peu plus la route!
Enfin, l'aire tant attendue..!



-Tu vas me baiser, mec; tu vas me la mettre bien profond, je la veux mec ta superbe queue! et je vais filmer juste pour montrer aux potes que cela vaut le coup de prendre des mecs en stop!
- t’es chaud toi ! au fait c’est quoi ton nom ? moi c’est Gilles et si ça te branches de filmer pourquoi pas mais je ne veux pas que l’on voit mon visage, ok !?
- t’inquiètes pas on fera gaffe pour le film.
Nous nous arrêtâmes dans un coin supposé tranquille et plus ou moins à l'abri des regards. c'était tellement difficile de se désaper dans l'habitacle exiguë de la berline, qu’il ouvrit la porte pour enlever ses pompes, se débarrasser de son jean décidément trop serré, de son boxer et de son t-shirt et c'est nu comme un ver et fier comme Artaban, la bite en majesté, que Damien (nous avions quand même pris le temps d'échanger nos prénoms) revint dans l'habitacle.
-        Descend un moment , je vais baisser les sièges avant ;
-        C’était surement une drôle de scène s’il y avait eu un spectateur ! deux mecs entièrement nus et en érection s’affairant autour d’une voiture !
. Il pris le temps de caler son smartphone de telle façon de ne rien perdre de nos ébats à venir.  Il alla ensuite sur la banquette arrière, les fauteuils avant baissés, les cuisses bien écartées offrant à mon regard sa croupe bien ouverte
Il était vraiment pas mal le bougre, je regrettai presque cette baise trop rapide, trop expéditive ; j'eusse aimé mieux découvrir et aimer ce corps qui pourtant s'offrait sans conditions à moi; j'avais devant moi un mec offert,  des pecs et des abdos bien dessinés, des bras finement musclés... Mais faute de grive, je profitais déjà de ses fesses musclés et blanches et de sa rondelle délicieusement velue et déjà accueillante.
j'y glissai un doigt tout en flattant la croupe; il avait eu le temps de se tartiner avec du lubrifiant! quel artiste! mon doigt bientôt suivi d'un second embrasaient ses sphincters lui arrachant ses premiers gémissements; il écarta un peu plus les cuisses et  je déposai un baiser sur son œillet humide qui déjà m’appelai et entrepris sans attendre de le baiser. Je pénétrai en lui d'un coup d'un seul, il était fin prêt le bougre! en un instant mon ventre collait à son cul ; il hurla de plaisir et moi de concert.
Après quelques va et viens intenses, il me dit entre deux spasmes:
-laisse-moi faire;
C’est ainsi qu'il entrepris de m'emmener dans des territoires de plaisirs rares; il bougeait ses reins, englobait ma queue et la massait de ses sphincters experts, m'extirpant des flashs de plaisir inouïs. Bientôt, trop tôt, il sentit que j’approchais de l'orgasme
- vas-y maintenant défonce-moi bien le cul, embroche-moi, empale-moi
Et j'y allai de mes coups de reins butoirs, mes couilles battaient contre lui, mon ventre s'entrechoquai de plus en plus fort, plus souvent contre ses fesses dans ce bruit si caractéristique qui décuple ma jouissance. Il se retenait tant bien que mal, agrippé d'une main au rebord de la banquette, l'autre branlant frénétiquement sa queue au rythme de mes assauts.
Enfin, dans un long et terrible spasme, l’orgasme ; l'orgasme qui rend muet, coupe la respiration, un orgasme de fin du monde.
Après quelques instants, il se détacha de moi, me fit face assis sur la banquette arrière et tout en finissant de se branler il prit ma queue encore gonflée de sang, humide de sperme et de miasmes intimes pour la caresser, la humer la lécher.
-Dis-moi, t’es vraiment branché odeurs, toi !
- j'adore les queues après l'amour; j'adore les tenir dans la main mi flasques mi dures. J'adore cette odeur de baise qui s'en dégage ; un peu de toi et de moi mêlés. On est dans l'intime de l'intime, quels secrets pourrait-on avoir après ça!
Et c'est ainsi qu'il jouit dans un long gémissement étouffé par mon sexe épais dans la bouche.
Personne n'était venu surprendre nos ébats, l'aire toujours déserte, nous pûmes tranquillement nous rhabiller à l'extérieur, remettre les fauteuils en position et reprendre la route.
Nous restâmes longtemps silencieux, ni lui ni moi ne voulant rompre le lien qui encore nous unissait, fermer la parenthèse merveilleuse que nous venions de vivre.
Damien, dis-je enfin en posant ma main sur sa cuisse, c’était topissime, tu m’as emmené loin, très loin ; merci infiniment ! Je regretterai longtemps de n’avoir pas eu le temps de vraiment faire l’amour et je pense que ça me manquera longtemps.
Lui aussi je crois, en tous cas il le dit regrettai de n'avoir pas eu le temps de vraiment faire l'amour, de découvrir nos corps amoureux qui s'étaient si bien accordés l'espace d'un instant sur le parking désert de l'autoroute.
Il nous restera le film de nos ébats.... Ce que je ne savais pas c'est qu'il s'était connecté sur un site de webcam... Combien de spectateurs de par le monde nous aurons vu jouir, je ne le saurai jamais...




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