17 août 2020

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Je n’avais pas mis les pieds à Bordeaux depuis des temps immémoriaux. Enfin presque ; c’était depuis Richard, et David. Richard, qui m’avait fait traverser la France, en plein hiver, en pleine nuit, sous la neige, le verglas… en moto; quand on aime!....

Je voulais revoir la ville de ces échecs, la ville de ces douleurs, de ces cicatrices cachées. Je voulais la revoir avec toi mais aussi retrouver ( ?) les lieux de ce passé pas encore enfoui.
Finalement rien ne change, malgré le tram, malgré un soleil resplendissant. Les ruelles sont là, inchangées ; la même odeur, les mêmes clairs obscurs. Un tram en p
lus, des voitures en moins, des murs ravalés, des places rendues aux piétons Ruelles et lieux qui furent les témoins de ton triomphe, Richard, de ton nouvel amour triomphant du nôtre. Ruelles qui virent ma désespérance, mon humiliation par toi infligée. Tu m’avais appelé, fait traverser l’hiver, pour me jeter à la figure ta guérison de moi.
C’était il y a si long
temps.. Et pourtant cette boîte n’avait pas changé, la même déco, les mêmes sièges fatigués, presque le même public, presque la même musique ; je regrettais déjà de t’avoir entraîné là, d’avoir rouvert la plaie, de faire de toi le témoin inconscient de mon histoire. Toi qui m’accompagne depuis si longtemps maintenant.


Comme tous ou presque nous avons dansé ; que faire
d’autre ? Torses nus, suants, éreintés par le beat.
Une main parcouru soudain mon
dos trempé, deux mains se posèrent sur mes hanches accompagnant mes mouvements. Je me retournai ; un gars très sec, très grand me faisait face. Je ne distinguais sous les spot light et les strobos, que ses yeux brillants, ses dents qui brillaient et laissaient entrevoir un grand sourire, un anneau au téton et un torse illuminé par les lumières du dancefloor se reflétant sur la sueur.
Nous avons continué ainsi, rapidement rejoints par toi, t’agrippant à ses hanches. J’y prenais goût, j’oubliais
ainsi le passé, je me plongeais avec toi, avec lui, dans la volupté de l’instant présent.
Nos corps se rapprochaient et évoluaient au rythme de la musique, nos sueurs, nos mains se mêlaient. J’aimais à m’attarder sur sa poitrine, la caresser, à tirer doucement sur ses piercings. Durant une de ces caresses exploratoires, il me glissa à l’oreille 

– et… j’en ai deux sur la queue –  
cela, tandis que sa main s’attardait su mon pantalon pour  vérifier les effets de cette révélation.
Bien sûr, tout cela ne pouvait pas se terminer ainsi, toi et moi étions excités ; lui semblait tout à fait disp
osé pour une fin de soirée tendre, à trois. 



Son appartement était petit mais charmant, nous n’eûmes pas vraiment le temps ni l’envie de visiter. Très vite nous nous retrouvâmes nus et bandants dans son lit, un simple matelas posé à même le sol.
Il se t
enait maintenant devant nous. Son corps était largement tatoué. Sa longue bite se dressait maintenant devant nous ; effectivement de petits anneaux traversaient son périnée. Il se posa à califourchon sur toi, son cul tendant ton sexe. Après quelques préliminaires sommaires, d’une main me caressant la queue, de l’autre excitant la tienne en la passant entre ses fesses, il nous montrait très clairement qu’elles étaient ses intentions, ce qu’il attendait de nous.
A genoux près de
vous, son gland percé m’excitait au plus haut point. Je le pris dans ma main, et fit jouer le lourd anneau entre mes doigts, tirant dessus par petits coups ce qui provoqua chez lui de petits sursauts de douleur-plaisir.
Je passai derr
ière, admirai ses fesses blanches, parfaitement lisses ; les malaxai, les écartai fermement pour découvrir sa « sublime porte », déjà entrouverte, déjà offerte.
Je l’humectai de fougueux coup de langue, jouais avec son petit anneau accroché à ses couilles délicieusement fripées. Il frétillait au dessus de toi,
me tendait ses fesses tandis que vous échangiez de fougueux baisers. Ta queue, tendue comme une trique, s’agitait cherchant sa proie. Je la couvris d’une capote et de ma salive et la dirigeai vers sa cible. Tu le pénétras d’un coup sec ; il se raidit de plaisir sur toi et s’appuya de tout son poids dans un long soupir de plaisir ; la chair de poule le couvrit.

Spectateur, je me branlais tranquillement et, tan
dis que tu œuvrais, je te tenais fermement les couilles pour te donner le rythme. J’aimais voir ton sexe aller et venir dans son corps si pâle. Je voulus accompagner ton mouvement en glissant un doigt puis deux le long de ta queue ; ce garçon était étonnamment « ouvert » ; alors, comme je l’avais quelque fois vu dans des films de cul, a califourchon sur lui, je joignis ma queue à la tienne et tentai de le pénétrer aussi. Je ne pensais pas que cela puisse être si simple ! Lentement tout d’abord, puis à tour de rôle toi et moi, l’empalions d’un coup de rein. Accroché fermement à son cou, je lui mordillais l’épaule tandis qu’haletants, couverts de sueur, vous vous embrassiez frénétiquement, sauvagement. Tu fus le premier à jouir dans un long spasme, je te suivi de peu.
Nous restâmes alors quelques instants ainsi, immobile, figés en lui ; lui cambré jouissant avec nous de l’instant. Alors tu pris sa queue dressée sur ton ventre pour le branler tandis que je le caressais et lui baisais le corps trempé de sueur. Il ne tarda pas à venir couvrant ton torse de semence. Nous nous séparâmes doucement. J’étais fou de joie, de reconnaissance envers lui pour nous avoir donné un tel plaisir. Je continuais donc longuement à le caresser, à couvrir de baisers sa peau humide de sueur et de sperme mêlés. Très vite le désir revint. Sa queue, par mes caresses, de nouveau se dressait sur son ventre. J’en avais envie, je la voulais en moi, tout au fond de moi. 



Je l’excitais, lui chuchotant à l’oreille

 – prends moi, baise moi- . 


Tu attendais ; à genoux sur le lit, les jambes bien écartées, je l’attirai vers moi pour qu’il m’enfile. Je ne voulus pas qu’il enlève son anneau, je voulais le sentir passer, sentir sa longue et fine queue m’empaler. C’est le moment que tu choisis pour, à ton tour le prendre, accordant ses mouvements aux siens.
Le petit matin arrivait et la lumière du jour pointait son nez dans sa chambre. Il jouit en moi dans un dernier et fougueux coup de rein, presque en larmes. Je l’aimais, je le jure en cet instant, je l’aimais ; j’aurais donné le monde pour ces larmes de plaisir ; c’était de l’amour ; sûr, cela ne pouvait pas être autre chose. 

Peu après, nous nous écroulâmes tous les trois raides de fatigue et de bonheur. Le soleil maintenant illuminait la pièce. Bientôt, il faudra se quitter. C’est ainsi.



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