La fête battait son plein. Depuis plusieurs heures déjà, le chalet de R. se remplissait de copains et copines venus de toute la région. Les conditions météo, la neige recouvrait maintenant cette partie de la Cerdagne, avaient rendu plutôt difficile l’arrivée des invités. Celles-ci s’étaient étalées sur la fin de l’après midi et le début de la soirée.Un grand feu de cheminée réchauffait le grand salon. Une musique assourdissante remplissait la maison. Les invités allaient et venaient, dansaient, riaient, parlaient fort et buvaient ! L’alcool depuis longtemps maintenant coulait à flots. Des joints circulaient et certains, après avoir avalé quelques petits buvards, étaient déjà bien partis. La chaleur du feu, la chaleur humaine et la fumée des cigarettes mêlées rendaient l’atmosphère presque irrespirable. Heureusement les allées et venues continuelles entre le jardin et l’intérieur faisaient courir par moment un vent frais et assainissant.
Au fur et à mesure du temps, l’alcool et certaines substances aidant, malgré la house toujours à fond « les manettes », l’ambiance se faisait plus alanguie, comme au ralenti (ou alors étais-je moi-même déjà bien atteint ?), il courrait maintenant dans la pièce comme un vent de volupté ; les danseurs suant, peu à peu enlevaient leurs tee-shirts, certaines filles même, se retrouvaient en soutien gorge, une blonde aux cheveux longs dansait seule, les seins à l’air. Deux garçons dansaient côte à côte, tout en se dégrafant les ceintures des pantalons. Des couples se formaient dans tous les recoins. Je n’avais pas réussi à me mettre au diapason de la soirée, j’avais bien sûr échangé quelques mots avec les uns et les autres, bu pas mal,
avalé quelques speeds mais le cœur n’y était pas, je pensais trop à Y. absent, comme souvent de ces rassemblements qu’il haïssait, surtout s’il n’était pas en mesure d’en être le centre.Je montais donc chercher un peu de tranquillité à l’étage, dans la chambre où j’avais déposé mes affaires. La fin de nuit promettait d’être intéressante… la maison bien que très grande ne pouvait absolument pas contenir tous les invités et, demain matin risquait fort d’être une vraie Berezina avec de la viande saoule dans tous les recoins !
Je n’avais pas vu que tu m’avais suivi. Je venais à peine de m’installer sur le lit encore libre, que tu es apparu devant la porte de la chambre. Tu me regardais, je ne te connaissais pas ; sans doute l’ami d’un ami. Tu avais le torse nu couvert de sueur et, sans me quitter des yeux, tu as commencé à dégrafer la ceinture de ton jean, que tu as ensuite déboutonné pour l’enlever lentement.
Tu es resté un long moment là, en slip, adossé au mur de la chambre. Tu étais beau, merveilleusement beau. La vue de ton corps a subitement réveillé toutes les substances ingurgitées tout au long de la soirée et qui tardaient à faire effet. Tu t’es approché de moi et, sans un mot, tu as entrepris de me dévêtir.
Nous nous sommes embrassés sauvagement, goulûment. Je t’ai presque arraché le slip du corps tellement j’avais hâte de te saisir la queue, de la sentir durcir dans ma main puis dans ma bouche.
Tu m’as à peine laissé le temps ; j’ai très vite compris que c’est mon cul qui t’intéressait. D’autorité, presque violemment, tu m’as demandé de me retourner. Tu as commencé alors un délicieux et minutieux travail de préparation. A quatre pattes sur le lit, je te laissais me bouffer le cul, indifférent aux allers et venus d’invités qui passaient le pas de la porte. Certains s’éclipsaient très vite d’autres excités par la scène restaient à regarder. Un doigt puis deux s’activaient déjà en moi, la drogue aidant, transporté dans un monde de volupté totalement artificiel mais délicieux : je me savais bien dilaté, offert et dans l’attente de ta bite dont je n’avait pas eu le temps d’en mesurer l’intérêt. J’allais très vite la découvrir dans toute sa splendeur. Très vite car tu m’a pénétré sans aucun ménagement; ta queue est entrée en moi d’un coup, m’arrachant un cri de douleur, presque des larmes ; des étoiles pleins les yeux et la tête, merci l’acide ! Très vite, tout cela s’est transformé en plaisir infini, inouï. Ta queue, remplissait tout l’espace, mon corps, mon attention, mon plaisir se concentrait sur tes mouvements, je vibrais à chaque millimètre de peau frotté par ton membre, chacun de tes coups de reins, me projetais au milieu d’un maelstrom de plaisir/douleur, ma tête explosait ! Je souhaitais te sentir encore plus profond en moi.
Puis, tu t’es retiré, tu as regardé attentivement ma rondelle dilatée par tant d’agitation et tu as sorti d’un petit sac que je n’avais pas remarqué à ton arrivée,
Je m’y faisais très bien, j’étais étonné moi-même d’être capable d’absorber une telle taille, mais tu t’y prenais bien, tu me branlais en même temps et le fait d’apercevoir quelques personnes dans l’embrasure de la porte matant la scène, certaines la queue sortie du jean et se branlant m’excitais encore plus.
J’étais en sueur et je hurlais de plaisir. Tu m’as alors redressé, poussé debout contre le mur mansardé de la chambre et pris une nouvelle fois. Je venais de voir, finalement pur la première fois ta bite : superbe, longue et recourbée, le gland massif, je comprenais maintenant pourquoi elle me faisait autant de bien. Tes coups de butoir se faisaient maintenant plus secs, encore plus violents, je m’accrochais comme je pouvais pour bien résister à la violence de tes coups, ma queue bien droite était maintenant branlée et sucée par une fille aux seins nus ! Là où j’étais, je pouvais admirer le ciel étoilé, cette superbe nuit d’hiver à la montagne. Les étoiles du ciel se mêlaient aux paysages intérieurs générés par la drogue : quel bonheur !
Tu as joui, tu as subitement joui en moi, dans un long et profond gémissement. Il ne m’a pas fallu longtemps pour faire de même, j’ai pris la tête de la fille par les mains et lui ai donné la bonne cadence, j’ai joui dans sa bouche tandis que nous nous embrassions.
Juste un regard, tu as remis ton jean, repris tes quelques affaires et disparu. Je ne t’ai pas suivi, je suis retourné vers le lit, heureux, doublement heureux ; tu m’avais laissé ton slip. Je pouvais m’endormir dans ton odeur et le souvenir de toi sur mon corps.



tu aimes l'inconnu, j'aime l'atmosphère que tu crées dans tes écrits. C'est sensuel, c'est la vie, un instant volé qu'on aimerait éterniser mais qui coule inexorable...
RépondreSupprimerEt poète...
RépondreSupprimerPierre