01 juillet 2020

Des jours, des soirs, des nuits,




Des jours, des soirs, des nuits,
Cela vient, comme cela, sans prévenir, sans pourquoi.
Juste la perception, d'abord confuse puis tellement évidente de chaque atome de mon corps, de l'éther qui les relie, pour animer ce qui est moi : chairs et fluides, âme.
Nano-puzzle, merveilleuse machinerie dont je maîtrise soudain chaque pièce, chaque rouage. Plus rien ne m'échappe. Chaque molécule de souffle qui caresse chaque molécule de mon corps entre en fusion, et se propage à travers l'infinie complexité de mon être.
Tout est sensation, tout est volupté. JE suis sensations, volupté,
J’implose... Je suis désir. Masse incandescente de pur désir dont chaque particule, à l'infini, se prépare à une mystérieuse mais éternelle alchimie anthropophage, une communion violente : le désir de l'autre, la fusion totale, moléculaire avec l'autre. 
Alors, tel Mr Hyde, je suis prêt à tout, capable de tout.
Je lévite dans tous ces recoins sombres qui fleurent bon la sueur et les miasmes intimes. Ces lieux où les regards se croisent, les corps se frôlent, poils hérissés, tremblants de désir. 
Cérémonie silencieuse, à peine troublée par les bruits des corps qui déjà se joignent : succions, frottements, membres qui s'entrechoquent. Murmures, soupirs.

Puis, sans appel, sans hésitation, l'élu. Pulsion unanime, immédiate. Nos deux corps s'entrechoquent, buttent violemment contre le mur et déjà combattent.
Langues qui se mêlent, sexes dressés, veines saillantes gonflées de sang. Chairs meurtries par la passion des caresses, muqueuses violées, explorées, libérant alors ces miasmes qui m'enivrent.
Sa queue vaillante et majestueuse appelle mon corps qui déjà la cherche, je m'en saisis. Mes doigts amoureux en parcourent les veines gonflées, l'énorme gland carmin, la délicate peau de ses couilles, avant de se glisser entre mes fesses. Profondeurs moites et bientôt, la délicate et douce membrane et... Mon Dieu! Sa rosace entrouverte, déjà!
Je m'approche, écarte ses fesses fermes. C'est là, offert. J'y glisse ma langue, mon visage tout entier! je hume, goûte, me repais.

Magie, folie hormonale. Me voilà à même le sol improbable d'un lieu tout aussi improbable, à bouffer le cul d'un parfait inconnu. Nous n'avons pas échangé un mot, à peine un regard. Seuls nos corps ont su se "parler" d'un dialogue "primal" et finalement se reconnaître et faire que maintenant, devant des ombres excitées tournoyant autour de nous, nos âmes sont entièrement concentrées lui tout au bout de son énorme sexe et moi, moi sur mon cul qui n'attend plus que lui.


Mes reins se cambrent, à califourchon sur lui mon corps déjà s'entrouvre, vaincu. Couché sur le sol humide et crasseux, il me tend son Viet turgescent. Doucement, doucement je l'englobe et le gobe toute entière pesant de tout mon poids pour ne pas en perdre une miette.
Symbiose. Il est en moi. Un corps unique, en fusion. Je perçois, je vois presque, son membre épousant parfaitement mes entrailles, aller et venir. Je mène la valse, un rodéo, un va et viens d'enfer qui rythme également ma masturbation frénétique. J’enserre son mandrin, et chacune de ses  veines gonflées de son désir.
Folie. Des mains, nouvelles, fermes, agrippent mes épaules, me penchent sur son torse, ce qui semble être une verge bat contre mon dos, un corps nouveau, puissant se colle à moi, des doigts fouillent mon anus pourtant déjà empli, comblé. Je comprends, j’accepte. Une bite se fraie un passage ; je crie, je souffre, j’accepte enfin ce corps massif qui pèse sur mon dos, cette queue massive qui tel le coucou, prend l’initiative et me ramone. Heureusement ou pas, cela ne dure pas longtemps, il se dégage et dans un long râle asperge de sa semence mon cul ; ainsi lubrifié, je reprends de plus belle mon rodéo. 
Enfin, n'y tenant plus, cloué, empalé au plus profond de moi, quelques secondes de temps suspendu puis une longue giclée sur son torse, son visage témoigne du plaisir obtenu. 
Il n’en fallait pas plus pour qu'il décharge dans un long râle. Écroulé sur lui, scotchés l'un à l'autre par ma semence. Nous nous sommes laissé rattraper par la réalité, le temps qui passe. Les bruits, les odeurs alentours, nous ont rattrapés. Le sol est redevenu froid et visqueux, les ombres laides, insistantes, insupportables.
Retour sur terre.


3 commentaires:

  1. tu arrive si bien a décrire ce moment, cet abandon...

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  2. Mmmm j'aime beaucoup. :)

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  3. Anonyme4:43 PM

    c'est très beau,d'autant plus qu'il est toujours difficile de mettre des mots sur des sensations...

    greg

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